Pour la construction de séminaires et de monastères
Paris: Semaine missionnaire mondiale du 12 au 19 octobre
Paris, 10 octobre 2003 (Apic) Du 12 au 19 octobre, les catholiques vont fêter la Semaine missionnaire mondiale. «L’Evangile : bonheur pour le monde», tel est le thème retenu cette année par le service des OEuvres Pontificales Missionnaires / Coopération Missionnaire France. Les fonds récoltés permettent notamment d’aider à la construction de séminaires et de monastères.
Le père Jean-Marie Aubert, actuel directeur national des OPM / Coopération Missionnaire France, souligne: «La mondialisation «autre» que nous recherchons, avec les hommes et les femmes de bonne volonté, est éclairée de l’intérieur par le message de l’Evangile (.) S’adossant à l’Evangile et à l’éthique chrétienne du service, l’Eglise catholique universelle doit être un témoin et un signe efficace d’une mondialisation de la solidarité.»
Pour mettre en oeuvre cette solidarité, le dimanche 19 octobre, dimanche des missions, chacun est invité à participer à une collecte qui permet chaque année de soutenir plus de 1’200 diocèses, surtout des pays du sud, dans leur effort d’évangélisation. Le service de la Coopération Missionnaire propose cette année aux catholiques français de mieux découvrir les séminaristes des Eglises d’autres continents. Au plan international, les OEuvres Pontificales ont apporté – par l’intermédiaire de l’oeuvre de Saint Pierre Apôtre – en 2001 une aide de 39’314’675 euros qui a permis de soutenir 884 séminaires accueillant 72’682 séminaristes.
Bonne santé des monastères dans les pays «de mission»
L’aide soutient également le développement des monastères. Avec quatre à cinq fondations par an, des vocations en nombre, des communautés jeunes, la vie monastique affiche dans les pays dits «de mission» une santé prometteuse. Illustration à travers l’exemple de la communauté cistercienne de Koutaba, à l’ouest du Cameroun. Créée il y a cinquante ans par les cisterciens français d’Aiguebelle, elle s’est considérablement agrandie mais ses locaux sont restés provisoires et exigus. Aujourd’hui, elle se lance dans la construction d’un vrai monastère dont les plans sont fidèles au plan traditionnel cistercien, construit avec des matériaux locaux, ce qui représente un pari sur les ressources locales. Le chantier, d’une durée de six ans, emploiera, outre les moines eux-mêmes, cent personnes qui bénéficieront d’un plan de formation avec une réelle qualification à la clé. Bref, le nouveau monastère aura des retombées à la fois spirituelles, architecturales et économiques. Développement spirituel et développement économique vont visiblement de pair à Koutaba. (apic/jcn/bb)




