Les médecins inquiets

Santé de Jean Paul II: Tous les projets suspendus jusqu’au printemps prochain

Rome, 15 octobre 2003 (Apic) Tous les projets concernant de Jean Paul II ont été suspendus jusqu’au printemps prochain, en raison de la santé du pape. Une confidence faite à l’Apic sous le sceau de l’anonymat confirme l’inquiétude des médecins.

La santé de Jean Paul II préoccupe de plus en plus son entourage, même si le pape ne souffre pas autant que le disent les médias, a-t-on affirmé de source vaticane à I’Apic. Tous les projets de déplacements ou de grandes cérémonies prévus pour ces prochains mois ont notamment été suspendus jusqu’au printemps prochain.

Alors que le pape devait commencer une semaine d’activités physiques intenses, en raison des nombreuses cérémonies liées à l’anniversaire de son pontificat, à la béatification de Mère Térésa, ou encore au consistoire, un de ses proches a confié, sous réserve d’anonymat, l’inquiétude des médecins et de l’entourage direct du pape.

«Nous avons décidé de suspendre tous les grands projets, comme les voyages, jusqu’au printemps prochain», a révélé le prélat. Ajoutant que pour les cérémonies habituelles, «il est plus raisonnable d’attendre au moins la fin des célébrations de ces prochains jours avant de décider quoi que ce soit».

Crainte des déplacements

Toutefois, «Jean Paul II ne souffre pas autant que ce qu’affirment les journalistes», a-t-il précisé, en déplorant le fait que l’attention des médias soit braquée presque exclusivement sur la santé du pape, «attendant qu’il tombe». «Il subit les conséquences de sa maladie et de la vieillesse», a-t-il expliqué, précisant que le plus dur pour lui, «ce sont les longues cérémonies». «Il a peur des déplacements trop importants ou des apparitions publiques trop longues».

Interrogé par le quotidien italien «Corriere della Sera» du 15 octobre, le cérémoniaire officiel de Jean Paul II, Mgr Piero Marini, affirme de son côté qu’aujourd’hui, son attention est entièrement «tournée vers la personne du pape et ses difficultés physiques» au cours des célébrations. «Je suis parfois préoccupé, déclare-t-il, comme dans toute famille on se préoccupe pour une personne chère qui se trouve en difficulté». (apic/imedia/pr)

15 octobre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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