Exécutions, tortures, destructions, violences sexuelles, .

Angola: Aide à l’Eglise en détresse dénonce le drame de l’enclave de Cabinda

Cabinda, 19 novembre 2003 (Apic) Représailles violentes, exécutions sommaires, tortures, destructions d’habitations, pillages, violences sexuelles, mariages forcés. Tels sont les crimes commis durant les 12 derniers mois par des militaires angolais à Cabinda, une enclave angolaise séparée par le Congo-Brazzaville.

Ces violations sont dénoncées par les prêtres catholiques du lieu et relayées par l’organisation caritative «Aide de l’Eglise en Détresse» (AED), section portugaise.

Dans une lettre envoyée aux bienfaiteurs de AED au Portugal, le président du conseil d’administration, Paulo Bernardino, écrit: «Nous recevons des appels déchirants de Cabinda. L’horreur que vivent ces populations est rendue plus grave encore par le drame de se sentir abandonnées à leur propre sort».

Depuis des années, l’enclave de Cabinda est au centre d’une guerre civile entre l’armée de Luanda et les rebelles du Front de Libération de l’Enclave de Cabinda (LFEC). Ces rebelles luttent pour l’indépendance de cette région vis-à-vis de l’Angola. La production pétrolière de Cabinda atteint 700’000 barils par jour. Ce petit territoire situé entre le Congo- Brazzaville et la République Démocratique du Congo (RDC) appartient à l’Angola, dont il est séparé par une bande côtière d’une soixantaine de kilomètres. (apic/dia/bb)

19 novembre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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