La reconstruction de l’Afrique au menu de 6 jours de travaux
Cameroun: 8e Assemblée générale de la Conférence des Eglises de toute l’Afrique (CETA)
Yaoundé, 21 novembre 2003 (Apic) Quelque 800 personnes se rassembleront dimanche 23 novembre à Yaoundé, au Cameroun, à l’occasion de la 8e Assemblée générale de la Conférence des Eglises de toute l’Afrique (CETA), dont le siége est à Nairobi, au Kenya. Ces représentants débattront «des stratégies face aux problèmes posés par la reconstruction du continent après des décennies de conflits et de pauvreté».
Parmi les intervenants figureront le président de l’Union africaine, le président mozambicain Joaquim Chissano; le président du Cameroun, Paul Biya; l’ancien archevêque anglican du Cap, en Afrique du Sud, Desmond Tutu; le président de la CETA, le professeur Kwesi A. Dickson, du Ghana; et le nouveau secrétaire général de la CETA, le pasteur H. Mvume Dandala, de l’Afrique du Sud.
Le secrétaire général sortant du Conseil oecuménique des Eglises (COE), le pasteur Konrad Raiser, d’Allemagne, et le pasteur Samuel Kobia, du Kenya, qui prendra son poste de secrétaire général du COE en janvier, interviendront également durant l’Assemblée.
Des représentants de 172 Eglises membres et organisations associées participeront à l’Assemblée de la CETA, qui aura lieu dans la capitale camerounaise et qui est considérée comme l’une des plus grandes rencontres des Eglises africaines de ces dernières années. Avec des Conseils nationaux d’Eglises dans 41 pays, la CETA représente 120 millions d’Africains. La dernière Assemblée générale a eu lieu il y sept ans à Addis-Abeba, en Ethiopie.
Vastes préoccupations
L’Assemblée se penchera en particulier sur le rôle des Eglises face à la propagation du sida sur le continent africain. Des pasteurs et des laïcs affectés par le virus raconteront leurs expériences, alors que d’autres responsables d’Eglise accepteront d’être volontaires et de subir les tests de dépistage afin d’encourager d’autres à faire cette démarche pour détecter la maladie.
Parmi les autres points à l’ordre du jour figurent la violence, le terrorisme, l’endettement, le commerce, les enfants-soldats, le travail forcé des enfants, les droits de la personne et le rôle des femmes. L’Assemblée devrait achever ses travaux 28 novembre par une série de recommandations. (apic/eni/pr)




