Le projet d’introniser un nouveau patriarche divise
Bulgarie: Rupture possible entre l’Eglise orthodoxe bulgare et une Eglise dissidente
Sofia, 23 novembre (Apic) Les tensions déjà anciennes entre l’Eglise orthodoxe bulgare et un synode dissident pourraient éclater à cause du projet de celui-ci, annoncé par certains médias, d’introniser son propre patriarche à Noël.
L’Eglise orthodoxe bulgare est dirigée par le patriarche Maxime, élu en 1971, alors que ce pays des Balkans était encore un régime communiste. Après la chute du communisme en 1992, les opposants au patriarche ont remis en question la validité de son élection et l’ont accusé de collaboration avec l’ancien gouvernement communiste, avant de former une Eglise dissidente.
Ces dernières dix années les relations entre l’Eglise orthodoxe bulgare – qui dit représenter 87 % des 9 millions d’habitants – et le synode dissident ont oscillé entre la confrontation ouverte et les tentatives de réconciliation.
Le patriarche Maxime a gagné du terrain – au sens littéral du terme – début 2003 grâce à la nouvelle loi sur les religions qui a entraîné automatiquement la reconnaissance officielle de son Eglise, conférant de fait les droits de propriété sur les églises et monastères orthodoxes du pays, ainsi que sur d’autres biens importants.
Mutisme du métropolite de l’Eglise rivale
Après une période de calme, un article du quotidien bulgare «Trud» du 3 novembre a alerté les autorités de l’Eglise. Selon «Trud», Inokenti, métropolite de l’Eglise rivale à Sofia, allait être intronisé comme patriarche le jour de Noël. Le lieu de la cérémonie n’était pas indiqué. Quant métropolite Inokenti, il a refusé de faire des commentaires.
L’Eglise dissidente n’a plus de patriarche depuis la mort en 1999 du métropolite Pimen, nommé à en 1996. Six mois avant sa mort, il avait été officiellement réadmis au sein de l’Eglise orthodoxe bulgare.
Selon le quotidien «Trud», les évêques restés loyaux au patriarche Maxime ont lancé une mise en garde contre ce projet qui, estiment-ils, creusera davantage le fossé entre les deux Eglises. (apic/eni/pr)




