L’Assemblée générale de l’ECR donne son feu vert
Genève: L’Eglise catholique réadapte le salaire de ses prêtres
Genève, 9 décembre 2003 (Apic) Dès le premier janvier 2004, les prêtres genevois jouiront d’un statut financier uniforme, avec un salaire annuel brut de 60’000 francs, progressivement réajusté pendant 4 ans pour atteindre 75’000 francs en 2007. Ces augmentations vont bien entendu peser sur les finances de l’Eglise.
Bonne nouvelle pour les ecclésiastiques genevois. Avec le nouveau système de rétribution qui entrera en vigueur l’an prochain, ils verront leur future prévoyance vieillesse améliorée et pourront assumer l’ensemble de leurs charges comme n’importe quel salarié.
L’Assemblée générale de l’ECR (Eglise catholique romaine – Genève) a avalisé implicitement cette réadaptation, en acceptant mercredi 3 décembre un projet de budget 2004 aux charges alourdies.
Jusque-là disparate et mal ficelé, le mode de rétribution des prêtres vient en effet de faire l’objet d’une harmonisation au niveau diocésain. Dès le premier janvier 2004, à Genève comme dans les cantons de Vaud, de Neuchâtel et de Fribourg, les prêtres jouiront donc d’un statut financier uniforme, avec un salaire annuel brut de 60’000 francs, qui sera progressivement réajusté pendant 4 ans pour atteindre 75’000 francs en 2007.
Tout en permettant de supprimer les disparités – parfois grandes – existant d’un canton à l’autre dans le domaine salarial, cette réforme, ainsi que l’a expliqué le secrétaire général Pierre Regad lors de la dernière assemblée générale de l’ECR, a d’abord pour but de rendre les prêtres plus indépendants, en leur donnant enfin la possibilité d’assumer eux-mêmes leurs frais de logement et de ménage, auparavant pris en charge par l’Eglise cantonale.
Plus important encore, elle offre un très grand avantage à long terme, au niveau de la couverture sociale de la retraite: leur salaire ayant augmenté, les prêtres verseront dorénavant des cotisations AVS et LPP plus importantes, si bien qu’ils toucheront de meilleures rentes de vieillesse. Du coup, l’Eglise ne sera plus contrainte d’y aller de sa poche pour assurer aux prêtres retraités une existence et un logement décents.
Dans l’immédiat, toutefois, ces augmentations vont peser sur les finances de l’Eglise, ainsi qu’en témoigne le projet de budget 2004. Avec des dépenses estimées à 9,5 millions et des produits totaux dépassant à peine les 8,5 millions, celui-ci prévoit en effet un découvert avoisinant le million.
Malgré les bons résultats des récentes campagnes financières, qui ont permis à l’Eglise de boucler ses comptes 2002 par un bénéfice, l’Eglise va donc à nouveau se retrouver dans les chiffres rouges. A moins que ceux, parmi les catholiques, qui ne paient jamais leur contribution ecclésiastique, accomplissent enfin le geste de partage dont leur communauté a tant besoin. (apic/g/th/pr)




