St Jacques de Compostelle: début de la 118ème «année sainte»

La «Porte sainte» s’ouvre le 31 décembre 2003

Compostelle, 29 décembre 2003 (Apic) La 118ème «année sainte» depuis le 12ème siècle débute à Saint-Jacques de Compostelle. Pour la première fois de ce nouveau millénaire, l’archevêque de St-Jacques, Mgr Julian Barrio Barrio, donnera le 31 décembre trois coups de marteau pour ouvrir la «Porte Sainte» de la Cathédrale.

Compostelle espère compter pas moins de 200’000 pèlerins pour toute l’année et plus de 10 millions de touristes

Depuis le Moyen-âge, les pèlerins se pressent de toute l’Europe sur la tombe supposée de saint Jacques le Majeur qui, selon la légende, aurait été découverte à Compostelle. Un tombeau fut édifié, une ville se fonda et devint un centre de pèlerinage très fréquenté. Les principaux itinéraires depuis la France étaient à l’époque la route de Paris, de Bourgogne, d’Auvergne, et la route du Midi. Ces routes, jalonnées de monastères, sont toujours empruntées par les pèlerins.

C’est la 118ème année sainte à St-Jacques de Compostelle, depuis le début de cette tradition, au 12è siècle.

Les points forts de l’année sainte 2004 sont nombreux. Avec l’élargissement de l’Union européenne, à mi avril aura lieu un pèlerinage de 4 jours avec des représentants de la Conférence des évêques de toute l’Europe. Du 5 au 8 août, un pèlerinage des jeunes du monde entier est au programme. L’archevêché de St-Jacques, comme organisateur, attend 50’000 jeunes. Le 31 décembre 2004, la «Porte Sainte» sera à nouveau refermée. Les nouvelles années saintes auront lieu en 2010, 2021, 2027 et 2032

Depuis qu’en 1987, Le Conseil de l’Europe à appelé à la renaissance de cette «tradition culturelle européenne», St-Jacques de Compostelle a vu les visiteurs affluer en masse.

L’»année sainte» 1999 avait reçu 154’613 pèlerins et 9 millions de visiteurs et touristes, venus à pied, à vélo, à cheval et en voiture, sans oublier le train, le bus, l’avion. (kipa/apic/b/job/vb)

Ottawa: Canadiens boucs émissaires des Américains

Les Canadiens sont fâchés devant l’arrogance américaine

Ottawa, 29 décembre 2003 (Apic) Panne d’électricité géante, terroristes infiltrés aux Etats-Unis via le Canada et aujourd’hui maladie de la vache folle, les Canadiens en ont ras le bol d’être pointés du doigt par leurs voisins, sans raison aucune à leurs yeux.

Frappés à leur tour par la maladie de la vache folle, l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et l’embargo de leurs partenaires commerciaux, les Etats-Unis n’ont mené l’enquête que pendant 4 jours avant affirmer samedi 27 décembre que leur vache malade venait «probablement» de l’Alberta, dans l’Ouest canadien.

Certes, un cas de vache folle a bien été découvert en mai 2003 au Canada, en Alberta, mais c’était le seul et unique, se défendent les Canadiens, Les autorités sanitaires canadiennes ont donc invité leurs voisins américains à ne pas tirer de conclusions hâtives. «Pour l’instant, il n’y a pas de preuves confirmant que la vache est originaire du Canada», a insisté Brian Evans, vétérinaire en chef de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, rapporte l’AFP.

Le Canada, qui avait fait des investigations durant trois mois pour trouver le lieu d’origine de sa vache malade, veut que les soupçons américains soient confirmés par des analyses d’ADN et que les résultats de cette enquête soient validés par une équipe d’experts internationaux.

Pourtant, les Canadiens devraient être habitués à voir les Américains lorgner de leur côté pour trouver un responsable à leurs maux. En effet, en août, alors qu’une partie du nord-est du continent était privé d’électricité, le maire de New York, Michael Bloomberg, et le gouverneur de l’Etat n’ont pas hésité à affirmer publiquement que la panne géante trouvait sa source au Canada. Les deux pays voisins s’étaient alors rejeté la faute pendant deux jours, avant qu’une équipe d’enquêteurs américains et canadiens établisse que la panne avait commencé dans une centrale de l’Ohio (nord-est des Etats-Unis).

Même Hillary Clinton s’y met

En outre, Ottawa ne sait plus quoi faire pour combattre le préjugé répandu dans l’opinion publique américaine selon lequel plusieurs terroristes du 11 septembre étaient entrés aux Etats-Unis par le Canada. Une information qui s’est avérée erronée.

Même Hillary Clinton s’y met. Exaspéré d’entendre la sénatrice de New York jeter la pierre au Canada, John Manley, le vice-Premier ministre d’alors, a profité d’une rencontre en décembre 2001 avec l’épouse de l’ancien président américain Bill Clinton pour lui demander «d’où elle tenait ses renseignements», ignorés même des services canadiens. Hillary Clinton ayant remis la compresse ultérieurement pour «déplorer le laxisme à la frontière», Ottawa cette fois a exigé des excuses.

Les pauvres Canadiens, qui jouissent d’un coût de la vie moins élevé qu’aux Etats-Unis, sont encore accusés de «concurrence déloyale» par les grands groupes pharmaceutiques et même par les milieux du cinéma.

Le nouveau gouverneur de la Californie et ancien acteur hollywoodien Arnold Schwarzenegger a promis d’empêcher la migration des tournages vers les studios canadiens. (apic/afp/vb)

29 décembre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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