Le cardinal Meisner prévient une interdiction des croix à l’école

Allemagne: Les évêques lancent des appels à la société civile

Cologne, 7 janvier 2004 (Apic) Les évêques allemands multiplient les appels du pied à la société civile. Le cardinal Joachim Meisner, archevêque de Cologne, prévient qu’une interdiction des croix dans les écoles conduirait à une «éradication» des églises et chapelles de l’image de la cité. Mgr Gebhard Fürst, évêque de Rottenbourg-Stuttgart, souligne pour sa part que les riches deviennent toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres.

Dans son message délivré le 6 janvier pour la fête de l’épiphanie, le cardinal Meisner a soutenu que la religion était «l’affaire la plus publique au monde». Pour le prélat, l’histoire du 20e siècle montre les conséquences funestes qui menacent la société lorsque Dieu devient une affaire privée. «Là où il n’y a plus Dieu, l’homme s’installe à la place de Dieu et se considère comme un absolu», prévient Joachim Meisner. La foi en Dieu permet de relativiser toutes les prétentions de pouvoir dans le monde. Les lois humaines, selon l’archevêque de Cologne, ne peuvent développer leur efficacité que si elles s’intègrent dans la loi éternelle de Dieu. Et cela permet de sauver les hommes de la tyrannie.

Le christianisme, un contre-pouvoir positif

Mgr Gebhard Fürst a également développé un thème social, le 6 janvier, lors de son allocution de Nouvel An au Dôme de Rottenbourg. Il a qualifié le manque de solidarité et l’anonymat croissant de dangers pour la société actuelle. Alors que les riches s’enrichissent toujours davantage, les pauvres se voient devenir encore plus pauvres, déplore le prélat, qui a appelé à une mobilisation des forces contre ce développement, «sans quoi l’équilibre social va se rompre». L’évêque de Rottenbourg-Stuttgart a défini le christianisme comme un grand réservoir de ces contre-pouvoirs positifs».

Pour Mgr Fürst, l’anonymat croissant se manifeste par des naissances anonymes, une vie anonyme dans les grandes cités et finalement une mort anonyme. Ainsi se profile le danger de voir «disparaître ce que nous nommons la personnalité de l’homme», affirme l’évêque. (apic/kna/job/bb)

7 janvier 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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