Plus de 10’000 personnes y trouvèrent refuge

Rome: Il y a 60 ans, le 22 janvier 1944, Pie XII ouvrait les portes de Castelgandolfo

Rome, 21 janvier 2004 (Apic) Il y a soixante ans, le 22 janvier 1944, le pape Pie XII ouvrait les portes de Castelgandolfo à la population. Il allait sauver ainsi des milliers de réfugiés, parmi lesquels de nombreux juifs et des anti-fascistes. C’est ce que rappelle le quotidien du Saint- Siège, «L’Osservatore Romano», dans son édition du 22 janvier 2004.

Rappelant les paroles de Pie XII prononcées à l’aube de la guerre: «Rien n’est perdu avec la paix. Tout peut l’être avec la guerre», «L’Osservatore Romano» raconte que, profitant de l’exterritorialité du palais et de la villa de Castelgandolfo, située à une trentaine de kilomètres au sud de Rome, le pape demanda fin janvier 1944 au substitut à la Secrétairerie d’Etat, Mgr Jean-Baptiste Montini, au vu de la situation de l’Italie, de les mettre à disposition de la population.

Le débarquement des alliés renforça en effet les opérations militaires et les bombardements dans la région, prise entre l’avancée des troupes alliées et la défense allemande.

Quelques 12’000 personnes, parmi lesquelles des juifs et des anti- fascistes, trouvèrent ainsi refuge dans la résidence estivale des papes pour une période de quatre mois, jusqu’à la libération de Rome, le 4 juin 1944. D’autres propriétés pontificales, comme le collège de la «Propaganda Fide», furent également réquisitionnées pour protéger les civils ou les soigner.

Malgré les bombardements des alliés qui détruisirent quelques bâtiments, dont le couvent des clarisses, et tuèrent des centaines de personnes, «le geste généreux du pape», affirme le quotidien, sauva de nombreuses vies. Les jumeaux Zavini qui naquirent dans le palais pontifical il y a soixante ans, furent ainsi appelés Pie Eugène et Eugène Pie, en hommage à Eugène Pacelli ou Pie XII. (apic/imedia/pr)

21 janvier 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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