Et lutte contre la violence dans les écoles au Congo RDC
Afrique: Campagne d’éducation scolaire au Cameroun contre la corruption
Yaoundé, 23 janvier 2004 (Apic) Un programme pour éduquer les élèves au respect du bien commun et les sensibiliser au problème de la corruption a été lancé par l’Eglise catholique du Cameroun. Le projet a pour but de combattre à la racine le problème de la corruption dans ce pays, fléau endémique s’il en est. Autre problème, scolaire également, mais au Congo RDC, pour lutter contre la violence des enfants dans les écoles.
Ce pays a été classé par deux fois comme le plus corrompu du monde par «Transparency International», une organisation internationale qui lutte contre la corruption.
Le programme s’adresse à 209 écoles catholiques des 23 diocèses du Cameroun, et prévoit la mobilisation de plus de 90’000 élèves, des enseignants et des parents. D’après les promoteurs de l’initiative, «il faut passer par les écoles pour atteindre le reste de la société. La période scolaire est en effet le moment de la vie de la personne où se forment les valeurs et les aptitudes qui influencent l’ensemble des comportements de la vie adulte».
La campagne est née en collaboration avec le Secrétariat national de l’enseignement catholique (SENECA), le «Catholic Relief Service» (CRS) et l’Agence pour le développement de l’Eglise catholique des Etats-Unis.
En Afrique, le Cameroun et le Nigeria sont aux premières places pour le pourcentage de corruption. Le Botswana étant à l’opposé considéré comme le pays le moins corrompu du continent.
Violence dans les écoles
Autre programme au niveau scolaire, au Congo RDC cette fois, pour combattre la violence en milieu scolaire.
Depuis 1998, la Croix Rouge Belgique a mis sur pied un projet dénommé «Diffusion des normes humanitaire» (Dnh), rapporte le journal paraissant à Kinshasa «La Tempête des Tropiques» dans son édition du 21 janvier 2004. Ce projet vise à atténuer la violence en milieu scolaire, à modifier les comportements des élèves vers plus de solidarité, de collaboration, d’entraide, de tolérance et de démocratie.
Après plus de cinq ans d’existence, ’Dnh’ a touché plus de 430 écoles primaires appartenant aux réseaux officiel, catholique, protestant, kimbanguiste, islamique. Quelque 2’400 enseignants ont bénéficié d’une formation comprenant quatre modules: la victime, l’aide, le respect des règles et l’éthique de l’humanitaire. Des élèves, au nombre de 100’00 estime-t-on, ont été sensibilisés à la question.
Aujourd’hui, ce projet de la Croix Rouge Belgique collabore avec 100 écoles parmi celles qui ont été touchées par la sensibilisation. Sous la direction de la ’Dnh’, 54’704 élèves bénéficient d’un encadrement assuré par 1’101 enseignants.
En 1998, on avait enregistré des scènes de violence auprès des jeunes congolais et en milieu scolaire en particulier. C’est dans ce contexte qu’a vu le jour ce projet. (apic/dia/pr)




