Beaucoup plus immoral que l’eugénisme ou le racisme

Rome: Aucun type de clonage n’est humainement acceptable pour le Vatican

Rome, 15 février 2004 (Apic) Le Vatican s’en prend avec véhémence au clonage d’embryons humains. «Humainement inacceptable», «immoral», «doublement illicite», «monstrueux»: au lendemain de l’annonce du succès d’un telle opération par des scientifiques américains et coréens, Mgr Elio Sgreccia, vice-président de l’Académie pontificale pour la vie, ne mâche pas ses mots pour dénoncer le clonage.

«Aucun type de clonage n’est humainement acceptable d’un point de vue moral», a affirmé Mgr Elio Sgreccia à Radio Vatican, le 13 février 2004. «Cette volonté de dominer la constitution totale d’un être humain est en soi immorale, beaucoup plus que l’eugénisme ou le racisme», a encore affirmé l’académicien. «Cloner signifie produire un être humain – l’embryon – non pas à travers l’union conjugale de l’homme et de la femme, mais à travers un type de relation asexuelle», a-t-il expliqué. «De surcroît, le clonage n’utilise que le patrimoine génétique d’un seul individu pris dans une cellule de son corps, et non celui du père et de la mère», a-t-il ajouté.

«Du point de vue éthique, le clonage dit thérapeutique est doublement illicite», a encore affirmé Mgr Elio Sgreccia. Tout d’abord, le clonage suit «une procédure contre nature» et «supprime l’embryon cloné». Le prélat italien a qualifié de «monstrueux» le clonage, «photocopie d’une personne» selon notre bon vouloir. Par ailleurs, «supprimer l’embryon pour en faire un moyen thérapeutique – dont l’utilité n’est pas encore démontré scientifiquement – est encore plus monstrueux», a-t-il ajouté.

Le scientifique a finalement rappelé que les maladies que l’on voulait soigner par le clonage pouvaient déjà l’être par l’usage de «cellules staminales prélevées sur des adultes ou sur des cordons ombilicaux». Pour lui, cette insistance sur l’idée d’un «clonage thérapeutique», n’est qu’une «bataille politique» menée par ceux qui veulent obtenir «la liberté de faire de l’embryon humain ce qu’ils veulent d’un point de vue industriel». (apic/imedia/bb)

15 février 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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