60 millions pour indemniser les traditionalistes démissionnaires
Londres: Coût financier élevé de l’ordination des femmes dans l’Eglise d’Angleterre
Londres, 17 février 2004 (Apic) L’ordination des femmes dans l’Eglise d’Angleterre représente un coût élevé pour la communauté anglicane déjà affaiblie financièrement. Selon le journal de l’Eglise «The Church of England Newspaper», la facture finale risque de s’élever à quelque 60 millions de francs suisses.
Cet argent est notamment destiné aux prêtres qui ont renoncé à leur ministère pour «raison de conscience» après les premières ordinations sacerdotales féminines. Les derniers versements pour ces prêtres réticents seront payés en 2014. La facture finale est au moins de 7 millions de francs plus salée que prévu par les administrateurs de l’Eglise d’Angleterre.
Près de deux milliards de pertes immobilières en 1988
A la fin de 1994, quand les premières femmes ont été ordonnées prêtres dans l’Eglise d’Angleterre, 232 prêtres masculins ont fait usage des possibilités légales qui leur étaient offertes. Quand la date a été échue, le nombre final de prêtres à indemniser se montait à 439. Une bonne centaine d’autres ont démissionné en signe de protestation, mais ils n’ont pas tous été enregistrés ou ont demandé des compensations financières.
Après les pertes catastrophiques de 1988 – quelque 1,869 milliard de francs perdus dans des opérations immobilières – les administrateurs doivent ramer ferme pour équilibrer les comptes. Ils ont été forcés de transférer les charges salariales des prêtres aux paroisses, avec l’intention d’en faire de même pour les évêques.
Tandis que de nombreux diocèses anglicans sont forcés à réduire le nombre de leurs prêtres pour des raisons financières, ils sont inquiets des sommes à verser en plus aux opposants au sacerdoce féminin. Ces dépenses supplémentaires les contraignent à réduire leurs engagements pastoraux, alors même que la pratique dominicale est en baisse constante depuis une décennie. Davantage de prêtres traditionalistes devraient encore quitter leur ministère si l’Eglise d’Angleterre approuvait l’ordination de femmes évêques, note encore «The Church of England Newspaper». (apic/tcoen/be)




