Neuchâtel : Découvrir le mystère de la vie en se confrontant avec sa propre mort

Exposition «Lorsque je serai porté-e en terre…» du 12 au 29 mars

Neuchâtel, 23 février 2004 (Apic) La mort, seule réalité inéluctable pour tous, n’est pas appréhendée de la même façon par toutes les cultures. L’exposition sur la mort «Lorsque je serai porté-e en terre…», mise sur pied par l’Eglise réformée évangélique du canton de Neuchâtel, le démontre.

Cette exposition présentera, du 12 mars au 29 mars 2004, au Péristyle de l’Hôtel de Ville de Neuchâtel, la façon dont juifs, chrétiens et musulmans prennent congé de leurs défunts. Elle été préparée par le T.E.F (Théologie, Education et Formation) de l’EREN (Eglise réformée évangélique du canton de Neuchâtel) et des élèves du Lycée artistique – Académie de Meuron à Neuchâtel. Par un voyage en douze stations, cette exposition permettra aux visiteurs d’appréhender la mort et de se confronter aux pratiques des croyants de ces trois traditions religieuses monothéistes.

Dans l’ordre, on découvrira que la mort appartiendra un jour à tout le monde, qu’elle est le pain quotidien partout sur la terre, que chacun a mille interrogations qui surgissent à son esprit face au décès d’un proche et que le choix de sa mort (du grec euthanatos, qui signifie «la bonne mort») constitue encore, dans nos sociétés occidentales, un sujet en partie tabou.

Chacun pourra ensuite comprendre que la signification de la mort n’est pas universelle: la mort est tantôt amie, tantôt ennemie, suivant les sensibilités. L’exposition rappelle aussi que tous sont égaux devant elle, que pour l’officialiser, il faut l’annoncer avec des mots et que certains, par leurs fonctions, sont responsables et ont une mission auprès des morts. Enfin, le visiteur s’approchera de la préparation du défunt, de l’interrogation et des fantasmes de l’au-delà, du processus de deuil et de la destinée de la vie, finalement révélée par la mort.

La confrontation avec la mort exposée peut être un enrichissement

«Parler de la mort est une tâche qui revient à chacun parmi nous», rappelle le sociologue valaisan Bernard Crettaz. La mort est mystérieuse, fascinante et insondable. Il s’agit pour les organisateurs de l’exposition de libérer la mort par la parole. Car la mort, élément de la condition humaine, n’est pas une maladie. La confrontation avec sa propre mortalité peut permettre de vivre avec plus d’intensité. Développer la conscience de la finitude de l’être humain est un défi important et un grand enrichissement. Toutes ces idées sont à la base de la réflexion des concepteurs de l’expo «Lorsque je serai porté-e en terre…».

Après Neuchâtel, l’exposition se tiendra : Du 29 avril au 1er août 2004 au Musée d’histoire de La Chaux-de-Fonds; du 16 septembre au 2 novembre 2004 au Centre sportif de Couvet. (apic/com/lh)

23 février 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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