Création d’une commission
Rome: Un document sur l’usage du latin dans l¹Eglise est attendu d’ici fin 2004
Rome, 27 février 2004 (Apic) Un document sur l’usage du latin dans l’Eglise et sur son apprentissage obligatoire dans les séminaires est en cours de préparation au Vatican. Une commission vient d’être créée par le cardinal polonais Zenon Grocholewski afin de rédiger un texte de travail qui pourrait être envoyé avant l’été aux Conférences épiscopales et directeurs de séminaires pour approbation, avant d¹être publié d¹ici la fin 2004.
En marge d’une rencontre, dans la soirée du 25 février 2004 à Rome, au siège de l’association «Carita Politica», le préfet de la Congrégation pour l’éducation catholique a confirmé à I’Apic qu’il souhaitait que ce texte sorte avant la fin de l’année.
La commission internationale d’élaboration du document vient d¹être constituée par une poignée d’experts latinistes «qui devront définir précisément ce qu’il faut exiger des séminaristes» dans cette matière.
«Pour ne pas se mutiler elle-même, l’Eglise ne peut pas ne pas conserver sa tradition et son patrimoine écrit en latin», s’est exclamé le cardinal polonais devant son auditoire de diplomates. Le latin restant la langue officielle de l’Eglise romaine comme celle de tous les documents du magistère depuis des siècles, il est «urgent de préparer des dispositions pour que la langue latine soit étudiée correctement dans les séminaires», a- t-il ajouté.
Le cardinal polonais regrette ainsi que «Veterum Sapentia» – la constitution de Paul VI publiée le 22 février 1962 – sur la promotion de l’étude du latin et stipulant que «là où la langue latine est abandonnée, elle doit être reprise dans les séminaires et les universités» – ne soit «pas pleinement appliquée».
Défense du latin
Sur ce point, le cardinal Grocholewski est en parfait accord avec Jean Paul II qui, à plusieurs reprises, s’est fait le défenseur de cette langue tombée en désuétude. Dès 1979, dans sa constitution apostolique «Sapientia Christiana» sur le statut des facultés ecclésiastiques, le pape insistait sur la connaissance des langues et sur une «connaissance congrue de la langue latine». De même, le Code de droit canon, publié en 1983, prône la «bonne connaissance» du latin.
Plus récemment, à l’occasion du 40e anniversaire de «Veterum Sapentia», en février 2002, Jean Paul II avait également souhaité que «l’amour envers cette langue soit toujours plus fort chez les candidats au sacerdoce». Par ailleurs, un décret de la Congrégation pour l’éducation catholique publié au mois de novembre de la même année, stipulait l’enseignement obligatoire du latin dans les universités catholiques de droit canon. (apic/imedia/pr)




