Tolérance, non violence et transparence

Guinée-Bissau: Appel des évêques en vue des élections du 28 mars

Bissau, 2 mars 2004 (Apic) Les évêques des deux diocèses de Guinée-Bissau lancent un appel aux responsables politiques sur lesquels pèsent «la grande responsabilité d’agir en faveur de la paix, pour eux-mêmes, pour leurs familles et toute le pays guinéen», en vue des élections législatives, programmée le 28 mars.

Il s’agit des premières élections après le coup d’Etat de septembre 2003. Prêtres et évêques invitent par ailleurs les protagonistes de la politique et ceux qui seront amenés à gérer la chose publique à «dépasser les divergences, les intérêts égoïstes, les ambitions personnelles» en les invitant à ne pas chercher à conquérir le pouvoir à tout prix et avec des moyens déloyaux.

Putsch éclair

Il y a six mois un groupe de militaires est passé à l’action en procédant à un putsch éclair qui s’est conclu sans effusion de sang et avec la sortie de scène du président Kumba Iala. Selon l’accord de transition mis au point par le Comité mixte qui a pris en mains la direction du pays – formé de membres de la société civile et de militaires – dans un délai de 12 mois après les élections législatives de mars, les citoyens retourneront aux urnes pour choisir le nouveau président de la Guinée, charge confiée temporairement à Henrique Rosa.

Le pays, théâtre d’une guerre civile entre 1998 et 1999, est un des plus pauvres du continent et pour le moment les signes de sortie de la grave crise sociale et économique tardent à se manifester.

Les évêques souhaitent une campagne électorale dans le respect des valeurs d’une «paix véritable, du réalisme et de la tolérance», sans violence, dans la transparence et avec un véritable choix. (apic/misna/pr)

2 mars 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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