Le mur déclenche protestations et appels au boycott
Suède: Des Eglises scandinaves accusent Israël de non-respect du droit international
Stockholm, 2 mars 2004 (Apic) Plusieurs Eglises scandinaves accusent l’Etat d’Israël de ne pas respecter le droit international en construisant leur mur de sécurité. Elles demandent l’arrêt de sa construction et la restitution des terres confisquées. Elles appellent au boycott de produits provenant des implantations israéliennes.
La construction, par l’Etat d’Israël, d’un mur pour séparer son territoire des régions habitées par les Palestiniens en Cisjordanie a déclenché les protestations de luthériens en Scandinavie. L’Eglise luthérienne de Norvège affirme que le mur est une expression d’hostilité, qu’il empêche les enfants d’aller à l’école et les travailleurs de se rendre sur leur lieu de travail et que, par ailleurs, il entrave les contacts entre Palestiniens et Israéliens.
Cette Eglise demande que toutes les terres confisquées pour la construction soient restituées et que celle-ci soit stoppée. La déclaration, signée par le Conseil pour les relations oecuméniques et internationales de l’Eglise de Norvège, condamne également «le terrorisme que représentent les attentats-suicides».
En Suède, campagne contre l’occupation de la Palestine
De son coté, l’Eglise luthérienne de Suède, en coopération avec d’autres Eglises, se prépare à lancer une campagne dans les diocèses et les paroisses du pays, sous le slogan «Il faut en finir avec l’occupation illégale de la Palestine».
«A l’heure où l’on s’efforce de parvenir à un règlement pacifique et de créer un Etat
palestinien avec les moyens de survivre, le mur est une catastrophe», déplore le pasteur Gustaf Odquist, responsable des questions du Moyen- Orient auprès de l’Eglise de Suède.
Il a exhorté, ainsi que l’archevêque de Suède K. G. Hammar, à ne pas acheter de produits provenant des implantations israéliennes en territoire palestinien. Selon Uffe Gjerding, coordinateur du Programme Moyen Orient de «Dan Church Aid» (Entraide des Eglises danoises), «le gouvernement israélien ne se conforme pas au droit international. Il est inquiétant de constater que les gouvernements européens ne rappellent pas à Israël le devoir de respecter le droit international».
Divergences sur «la raison d’être» du mur
Israël affirme que ce mur, qui devrait atteindre au total 700 kilomètres, est nécessaire pour empêcher les attentats-suicides et les opérations terroristes sur le territoire israélien. De leur côté, les Palestiniens pensent que ce mur, qui passe souvent au milieu de leurs terres et de leurs villes, va permettre à Israël de s’emparer encore d’autres terres. (apic/eni/lh)




