Organisé par les responsables diocésains de la Pastorale familiale, ce temps fort de carême permet chaque année à plus de 1’000 personnes de se rassembler et de rencontrer leurs pasteurs, Mgr Norbert Brunner, évêque de Sion, et Mgr Joseph Roduit, abbé territorial de Saint-Maurice, accompagnés du vicaire général du diocèse, l’abbé Bernard Broccard, et du délégué épiscopal, l’abbé Robert Mayoraz.

Succès populaire pour la 8e année consécutive du Festival des familles de la partie francophone du diocèse de Sion. Pour ce temps fort du Carême, de nombreux parents, grands-parents, une foule d’enfants et de jeunes se pressaient, dimanc

L’invité du Festival, déjà présent il y a quelques années, le chanteur belge Théo Mertens, a entraîné les choeurs des jeunes de Noës, Bramois, Sacré-Coeur et Saint-Guérin (Sion) pour l’animation de la messe des familles en matinée. Vendredi soir 12 mars, il avait déjà charmé les Valaisans avec un spectacle tout en poésie et en délicatesse consacré au Cantique des cantiques, avec le choeur de la cathédrale, Cath’Voix. Il a dynamisé et amusé petits et grands par ses mélodies entraînantes, lors du concert donné l’après-midi, en clôture de la journée. Barbe au vent, sourire malicieux, le chanteur a présenté les meilleurs extraits de ses enregistrements.

La quête du bonheur

Dans son homélie, l’autre invité du jour, Mgr Bernard Genoud, évêque de Lausanne, Genève, Fribourg (et Neuchâtel comme il aime à le dire) a tenu en haleine l’auditoire pressé dans la salle de gymnastique du Lycée-collège sédunois avec son bon sens, son humour et sa spiritualité incarnée. Il a interprété la demande des ados de se voir offrir un scooter comme une recherche déguisée de liberté et mieux, de bonheur. «Car nous sommes tous en quête de plénitude et de bonheur, et derrière les attentes les plus concrètes se cachent d’autres désirs plus profonds. Des souhaits qu’en fin de compte, seul Dieu peut combler totalement», a déclaré Mgr Genoud.

L’évêque fribourgeois a conclu avec ces deux maximes, «à appliquer par chacun au quotidien», un peu comme un idéal de vie: «Seigneur, pour tout ce que tu veux, c’est oui d’avance» et, lorsqu’il s’agit de prendre une décision d’importance: «Seigneur, qu’est-ce que tu aurais fait à ma place?»

Multiples stands des différentes associations

Comme à l’accoutumée, les participants ont pu déambuler à travers de nombreux stands installés dans le vaste hall du collège et mieux connaître les nombreux organismes au service de la famille dans le diocèse. La journée a été ponctuée par une multitude d’animations, comme celle du groupe «Cor des Alpes du Sanetsch» de Savièse et «l’Echo des Vallées» d’Arbaz – Ayent, la troupe de «Cirque nouveau» «Ganesha» qu’on retrouvera pour un spectacle à la fin de l’année intitulé «Ça court les rues», des balades en charrettes tirées par l’âne GoGol, du karaoké et un atelier avec l’AVIFA (Conseil et planification conjugale), «Laisser sa trace.» pour les ados, ainsi que des jeux et chansons par la communauté des Béatitudes.

En début d’après-midi avait lieu une conférence de Mgr Bernard Genoud: «Famille – image de la Trinité». En substance, et «selon le dessein créateur», la femme et l’homme constituent ensemble un couple, l’image achevée de Dieu. Ils sont vis-à-vis l’un de l’autre, «visage à visage». «La famille constitue comme une photo du modèle parfait constitué par la Tri- Unité divine, le Père qui est tout Dieu se donnant, le Fils qui est tout Dieu se recevant, et l’Esprit qui est tout Dieu dans le don mutuel du Père et du Fils. Les époux participent de l’oeuvre créatrice en devenant pro- créateurs et en donnant à Dieu tout ce qu’il faut pour créer l’âme immortelle de l’enfant».

Le plus beau jour de la vie d’un couple

Pour Mgr Genoud, par le sacrement de mariage, le Seigneur arrache la réalité de l’amour humain à sa symbolique purement terrestre pour l’inscrire et l’entraîner dans l’orbite de son amour divin. «Le plus beau jour de la vie d’un couple, ce n’est ni le jour du mariage, ni celui de l’accueil du premier enfant. C’est le jour où tous les membres de la famille se retrouveront de l’autre côté de la mort et se diront merci de s’être engendrés mutuellement à la vie du Tout-Autre».

De nombreux stands, tenus par des associations ou groupements au service de la famille ont également assuré une animation participative. Depuis les équipes Notre-Dame, en passant par les «Focolari», «Solitude Myriam», le Mouvement chrétien des Retraités, les espaces accueil «Aurore» et bien d’autres associations ou oeuvres pour mères, futures mères, familles monoparentales, couples, etc. (apic/fxa/vb)

15 mars 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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