Audience du pape Place Saint-Pierre sous haute surveillance
Rome: Mesures de sécurité contre le terrorisme renforcées
Rome, 17 mars 2004 (Apic) Mesures de sécurité ont été renforcées et adaptées face aux menaces terroristes pour l’audience générale de Jean Paul II, Place Saint-Pierre à Rome.
Pour audience hebdomadaire, Jean Paul II est arrivé dans sa jeep découverte alors que les mesures de sécurité ont été renforcées sur la place.
Le pape a commenté le psaume 20, devant 12’000 personnes réunies sous le soleil printanier de Rome, réduisant le texte officiel distribué à la presse. Se référant au royaume biblique d’Israël, il a rappelé «que le seigneur accorde au souverain sa bénédiction, pour lui permettre de défendre la justice. Elle lui assure stabilité, subsistance et sécurité».
Sur la Place Saint-Pierre les mesures de sécurité mises en place pour cette audience en plein air étaient celles déjà instaurées après les attentats du 11 septembre 2001 à New York: présence policière renforcée, clôture de la place, fouille des groupes de pèlerins aux trois entrées autorisées.
«Nous sommes particulièrement attentifs dans le climat actuel, mais comme toujours lorsque le pape est présent Place Saint-Pierre», a déclaré à I’Apic un groupe d’officiers supérieurs de police italiens.
Après la tragédie madrilène, le gouvernement italien, responsable d’une grande partie de la sécurité sur la Place Saint-Pierre, en raison des accords signés dans ce domaine avec la Cité du Vatican, se montre attentif aux menaces terroristes qui pèsent sur Rome et la péninsule italienne.
Pour Giuseppe Pisanu, ministre italien de l’Intérieur du gouvernement Berlusconi, «il faut assurer un niveau de sécurité adapté, sans s’alarmer». Les services de sécurité italiens critiquent l’excessif écho donné aux revendications des terroristes islamistes «qui peut intoxiquer les gouvernements et les opinions publiques».
12’700 hommes mobilisés
9’000 objectifs à risque ont été définis par les autorités italiennes, qui ont mobilisé 12’ 761 hommes pour leur sécurité. Le gouvernement se montre particulièrement attentif aux églises, lieux de concerts, stades, rassemblements sur les places publiques, aux infrastructures ferroviaires et aéroportuaires.
162 lieux particulièrement sensibles, dont le Vatican, sont surveillés par 4’000 militaires et 702 personnes sont protégées par une escorte. Des dates à risque ont été pointées par les services secrets italiens: le 20 mars, anniversaire de l’attaque de l’Irak et les 12 et 13 juin pour les élections européennes, communales et provinciales en Italie.
Un sondage laisse apparaître que deux Italiens sur trois sont favorables à un retrait des soldats italiens d’Irak. Isolant là de plus en plus Berlusconi et son gouvernement. (apic/imedia/pr)




