Séoul: L’Eglise de Corée du Sud et du Japon se penchent sur l’histoire de ces pays
Livre «pour régler» les blessures laissées pendant la guerre
Séoul, 31 mars 2004 (Apic) L’Eglise catholique de Corée du Sud et du Japon travaille à la rédaction d’un ouvrage sur l’histoire de ces deux pays, dont la publication est attendue au mois d’avril prochain.
Les textes contenus dans l’ouvrage visent à «régler les blessures de l’histoire des deux peuples, au nom de la vérité et de la réconciliation», mais aussi à lier les liens entre les peuples de Corée du Sud et du Japon.
La Conférence épiscopale de Corée du Sud a approuvé la publication de ce livre, en accord avec les évêques du Japon., au cours d’une session tenue «dans un climat d’amitié et de confrontation sereine entre les deux Eglises».
Le libre est réalisé par l’Institut de Pastorale de Corée du Sud de la Conférence épiscopale. Il aborde les questions liées à l’histoire et à la culture de ces pays voisins. Il ambitionne en outre de donner aux jeunes coréens et japonais un «discernement correct pour qu’ils puissent comprendre leur histoire».
Relire l’histoire à la lumière de la vérité et de la réconciliation
Le texte est le fruit d’une rencontre tenue à Nagasaki (Japon) à l’automne dernier entre les évêques de Corée du Sud et du Japon. Au terme de la réunion, les évêques ont lancé un appel à relire l’histoire à la lumière de la vérité et de la réconciliation. La rencontre des évêques de ces pays est un fait habituel qui dure désormais depuis neuf ans.
Une des questions principales, approfondie grâce à la contribution d’historiens japonais et coréens a été de reconstruire les événements historiques de la seconde guerre mondiale avec objectivité.
Les controverses entre le Japon et la Corée du Sud concernent notamment l’occupation coloniale de la péninsule par l’Empire Nippon durant la dernière guerre mondiale. Les Coréens, en particulier, contestent les livres d’histoire utilisés dans les écoles japonaises qui ne reconnaissent pas les atrocités de l’armée du Japon en Corée, et ne parlent pas des Coréens déportés au Japon comme esclaves, ou des 200’000 Coréennes déportées comme «femmes de réconfort» livrés aux soldats japonais. (apic/fides/pr)




