Situation alarmante

Genève: Rapport des franciscains à l’ONU sur la pauvreté à Madagascar

Genève, 15 avril 2004 (Apic) Un rapport sur la situation d’extrême pauvreté dans laquelle vit une grande partie de la population de Madagascar a été présenté par les franciscains au cours des travaux de la Commission des droits de l’homme de l’ONU, qui seront clôturés à Genève les jours prochains.

Par le biais de l’organisation «Fransiscans International», la Commission a reçu un compte rendu écrit provenant du centre franciscain «Ankohonana Sahirana Arenina (ASA)», qui travaille en faveur des pauvres et des sans-logis. Selon ce centre, la moitié de la population de la capitale malgache vit avec moins d’un dollar par jour.

D’après le rapport, 10’000 personnes vivent dans la rue parce qu’elles ont perdu leur emploi ou parce qu’elles sont malades et chassées de leurs familles. Selon Yves Soudan, de «Franciscans International», «la pauvreté extrême est une violation de la dignité humaine des personnes», aggravée par le fait qu’elle est une condition qui se prolonge dans le temps et qui, souvent, ne présente aucune solution alternative.

Eradication possible

Au cours des six semaines de travaux de la Commission de l’ONU (commencés à la mi-mars), les deux principales organisations catholiques présentes aux travaux de Genève – la Famille Franciscaine et la Famille Dominicaine – à travers une série de rapports détaillés, ont développé l’idée que la pauvreté extrême est aujourd’hui une violation des droits de l’homme les plus élémentaires. Elles ajoutent en outre que l’éradication de la pauvreté est possible.

Parmi les différents appels, le centre s’inquiète de la situation de Haïti. Ces derniers jours, en effet, «Franciscans International» a mis en évidence qu’il faut une intervention internationale résolue en faveur de la population de l’île caraïbe. (apic/vd/pr)

15 avril 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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