Enquête dans 46 collèges et universités

Etats-Unis: Etudiants en lettres plus religieux que les scientifiques et les commerciaux

New York, 20 avril (Apic) Aux Etats-Unis, les étudiants en lettres et en beaux arts seraient plus religieux que les scientifiques et les commerciaux. C’est du moins ce que révèle une étude réalisée par l’Université de Californie-Los Angeles (UCLA) dans 46 collèges et universités des Etats-Unis.

Cette étude scientifique a en effet révélé que l’engagement religieux est plus important parmi les étudiants se spécialisant dans des matières telles que les beaux-arts (62 %), l’éducation (59 %) et les lettres (57%), et moins élevé chez les étudiants en sciences biologiques (43 %), histoire ou sciences politiques (41%) et sociologie (37%).

Les derniers résultats d’une enquête menée à l’échelle nationale auprès de 3’680 étudiants dans les collèges et universités par un département de recherches de l’UCLA montrent aussi que les étudiants en beaux-arts (43%) et lettres (42%) étaient plus enclins à entamer «une quête spirituelle» et que les moins disposés étaient les étudiants en commerce (24%), informatique (23%) et sciences physiques (19%), rapporte l’agence de presse oecuménique Eni.

Gros déficit de spiritualité dans le secteur de la santé

Alexander Astin, co-rédacteur de cette étude, a confié au correspondant d’ENI que ces conclusions semblaient confirmer des stéréotypes déjà avancés sur les différences entre les étudiants en lettres et les étudiants de domaines exigeant des compétences en analyse et arithmétique.

Il se dit déçu de constater que la spiritualité n’ait pas une plus grande importance pour ceux qui étudient dans les domaines liés à la santé. «La médecine bénéficierait énormément d’une conscience spirituelle plus forte, ou du moins les patients, pour des raisons évidentes.» D’un autre côté, le chercheur s’est dit surpris par certains résultats, et notamment par l’importance accordée aux préoccupations spirituelles par les étudiants en arts et en lettres, que l’on classe souvent comme «des libres penseurs et des anticonformistes ayant tendance à ne pas s’affilier à des religions traditionnelles».

L’enquête portait sur quatre sortes de questions: engagement religieux, croissance spirituelle, engagement dans la quête spirituelle et niveau de «détresse spirituelle» – une question portant sur l’approche des croyances et des questions spirituelles. (apic/eni/be)

20 avril 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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