Vaud: Synode de l’Eglise évangélique réformée les 23 et 24 avril à Grandvaux
Conclusion du processus «Eglise A Venir»
Lausanne, 25 avril 2004 (Apic) Le Synode de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) était réuni en session extraordinaire les 23 et 24 avril à Grandvaux. Il a mis un terme au processus d’évaluation et d’organisation»Eglise A Venir», lancé en 2000. Finances et conclusions générales étaient au programme.
Les recettes financières en dehors des contributions de l’Etat et des communes (collectes, dons, appels financiers) ont baissé de 20% entre 1997 et 2001/2002, a souligné le synode. Or, le coût global des activités des paroisses et des régions a légèrement diminué. Le journal «Bonne nouvelle» par exemple, coûte moins cher que les moyens d’information précédents. Le fonctionnement de l’EERV ne coûte donc pas plus cher qu’avant le processus «Eglise A Venir», affirme le Synode dans un communiqué diffusé le 25 avril.
Les responsables de l’Eglise réformée expliquent la baisse sensible des recettes par la période d’instabilité qui accompagne tout changement. «L’énergie consacrée à apprivoiser de nouvelles structures provoque un certain ralentissement des activités. Et l’on sait qu’il existe un lien de cause à effet entre le dynamisme de la vie de l’Eglise et la générosité des fidèles. Des signes indiquent que la situation s’est stabilisée en 2003, voire qu’elle s’améliore», informe encore le Synode.
Par ailleurs les dons des paroisses et des régions pastorales aux OEuvres d’entraide – DM-échange et mission, Entraide protestante suisse (EPER), Pain Pour le Prochain (PPP) – ont chuté d’environ 20%. Sur la base des analyses présentées à Grandvaux par la Commission des finances de l’EERV, le Synode «encourage les lieux d’Eglise à revivifier leur soutien aux OEuvres d’entraide, à faire preuve de solidarité financière entre eux, à décrisper leur discours sur l’argent».
L’évaluation «Eglise A Venir» est arrivée à son terme
En seconde partie d’assemblée, le Synode a mis un terme à l’évaluation «Eglise A Venir» menée depuis trois ans. Globalement, les changements sont jugés positifs. Sont à relever la diversification des modes de présence de l’EERV dans la société, à la fois ancrés dans le territoire par les paroisses et proches de catégories spécifiques de la population par les services communautaires; la collaboration instaurée comme mode de travail entre les collaborateurs de l’Eglise; le décloisonnement entre les lieux de présence de l’Eglise. Parmi les mesures adoptées en décembre 2003 déjà, une plus grande souplesse accordée aux régions dans l’utilisation des forces ministérielles mises à leur disposition.
L’EERV annonce qu’elle va maintenant concentrer ses forces sur sa mission. Dès le mois de juin, elle va se doter de nouveaux principes constitutifs et préciser sa définition de la mission de l’Eglise et des ministères, notamment ceux du pasteur et du diacre. En automne, le Conseil synodal procédera à une enquête auprès de la population pour mieux connaître l’image qu’elle se fait de l’EERV et quelles sont ses attentes à son égard. Ces différentes approches serviront à fixer des priorités pour la vie de l’Eglise réformée du canton de Vaud jusqu’en 2009. (apic/com/bb)




