S’engager là où l’on est

Jura: Rassemblement de 250 servants de messe à La Caquerelle

La Caquerelle/Jura, 2 mai 2004 (Apic) Plus de 250 participants venant de toutes les régions du nord et du sud du Jura se sont réunis samedi 1er mai à La Caquerelle, au sommet du col des Rangiers, pour le grand rassemblement des servants de messe de tout le Jura pastoral. Ce rassemblement est né de l’initiative du Service jurassien des vocations (SJV).

Le 2 mai est habituellement journée mondiale de prière pour les vocations dans l’Eglise catholique. Le Service des vocations du Jura pastoral (SJV) a saisi l’occasion pour convier les enfants de choeur jurassiens à un grand rassemblement.

«Il s’agit de commencer par prendre conscience qu’il y a une Bonne Nouvelle à annoncer», a dit d’emblée le Père Jean-Pierre Ripoll, de Miécourt, responsable du SJV: Il avait choisi l’Evangile de Matthieu sur le Jugement dernier pour parler des vocations à La Caquerelle: «J’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ;.j’étais étranger et vous m’avez recueilli ;.j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.»

Jeu de rôles: d’emblée plus de pauvres que de riches.

Les servants de messe par leur fonction sont déjà engagés dans leurs communautés. Est-ce suffisant ? Le monde est-il tel qu’on le voudrait ? Que puis-je faire à mon humble niveau pour y changer quelque chose ? Quelles sont les possibilités d’engagements ? Un jeu de piste comme un Monopoly géant, sous la pluie, leur a fait découvrir le matin que les chemins sont différents selon les moyens de départ. Dès la distribution des rôles dans les équipes, les pauvres sont proportionnellement plus nombreux que les riches, comme dans la réalité.

Le jeu a été très instructif, commentent Alexandra, Nadège, Mathilde, Quentin qui, mélangés dans les équipes, ont pu faire de nouvelles connaissances: «Rien n’est gratuit. Il y a des riches généreux, mais d’autres, qu’est-ce qu’ils sont radins !… Il y avait même des voleurs !…»

Les formes d’engagement sont diverses et multiples

Puis ils ont poursuivi la réflexion avec une dizaine d’associations d’entraide et de solidarité qui avaient dressé leurs stands d’information. Les RESO de Caritas Jura, Emmaüs, Points-coeur, Happy Home ? On en parle de ci de là, les soutient-on vraiment et assez ? Un groupe de servants de messe par stand a pris un engagement et en a fait son offrande au cours de la célébration l’après-midi, avec l’intention de le tenir très concrètement.

Ainsi par exemple, dans la quinzaine, le chanoine Jacques Oeuvray, de Boncourt, recevra pour son association et le camp Cameroun de l’été 2004 cahiers, crayons, jeux et habits. Face à la violence, le pire, c’est d’être indifférent: la discussion est allée bon train au stand de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, l’ACAT représentée à La Caquerelle par le pasteur Marc Seiler. Ses jeunes interlocuteurs ont pris l’engagement de parler, «le meilleur des moyens face à la violence que nous voyons».

Une vocation ecclésiale, c’est une réponse à un appel dans la communauté et elle peut être très diverse. Les servants de messe ont eu l’occasion samedi de s’entretenir avec le diacre Jacques Horisberger qui sera ordonné prêtre au mois de juin, avec l’assistant pastoral Christophe Salgat qui sera également institué prochainement, avec des lecteurs et lectrices qui consentent dans ce but à une certaine formation. La vocation sacerdotale n’est pas dissociable des autres appels qui tous s’enracinent dans le terreau des communautés, faites de personnes qui s’engagent, a conclu le Père Ripoll. (apic/sic/be)

2 mai 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!