Ne pas les considérer comme des fidèles de seconde zone
Rome: Le cardinal Dario Castrillon Hoyos tend la main aux catholiques traditionalistes
Rome, 31 mai 2004 (Apic) Le cardinal Dario Castrillon Hoyos, qui préside à Rome la Commission pontificale «Ecclesia dei» – chargée des rapports avec les fidèles traditionalistes – tend une nouvelle fois la main aux catholiques traditionalistes. Le préfet de la Congrégation pour le clergé estime que les traditionalistes ne doivent pas être considérés comme des fidèles de seconde zone.
Selon le cardinal Dario Castrillon Hoyos, il est nécessaire de mieux respecter les catholiques traditionalistes. S’adressant à ces derniers, il leur a demandé de la patience et de ne pas céder à «des formes de critiques exaspérées».
L’Eglise plus souple avec les protestants et les orthodoxes ?
Interrogé par le quotidien italien «Il Giornale» en date du 31 mai, le cardinal colombien a reconnu une tendance dans l’Eglise catholique à être plus souple à l’égard de certains orthodoxes ou protestants qu’envers les fidèles catholiques qui célèbrent selon le rite de Saint Pie V, antérieur au Concile Vatican II.
Vis-à-vis d’eux, a-t-il souligné, «une plus grande compréhension est nécessaire». Le pape, a-t-il poursuivi, a reconnu la validité de leur sensibilité liturgique, qui peut être plus ou moins partagée, mais jamais réprimée. Pour lui, ces fidèles, ne sont pas des catholiques de seconde zone et ne doivent pas être traités comme tels. Toutefois, de leur part, il leur est également demandé de la patience dans leur requête et de ne pas céder à une forme de critique exaspérée, qui provoque des troubles dans les communautés diocésaines.
Appel du pied en direction de la Fraternité Saint Pie X
Concernant la Fraternité Saint Pie X, séparée de Rome, le cardinal regrette les hésitations» des supérieurs à procéder à leur régularisation. Pour lui, «le dialogue interne sera toujours possible dans les matières à clarifier». Le cardinal de la curie affirme que le pape et ses plus proches collaborateurs font tout leur possible pour faire comprendre aux autorités de la Fraternité, qui ont suivi Mgr Lefebvre dans son schisme, que «le temps est favorable en vue du retour désiré».
L’objet initial de l’interview du cardinal colombien concernait les récentes normes juridiques sur l’Eucharistie, rassemblées dans le document «Redemptionis Sacramentum». Le cardinal Castrillon Hoyos considère cette instruction comme «un rappel du sens du sacré et du respect de l’Eucharistie, que certains sembleraient avoir perdus». (apic/imedia/be)




