Rome: Visite «ad limina» d’un groupe d’évêques colombiens
Le pape appelle l’Eglise colombienne à travailler pour la paix
Rome, 18 juin 2004 (Apic) Le pape Jean Paul II a appelé l’Eglise colombienne à travailler pour la paix et pour la réconciliation de ce pays touché par la guerre civile. Il a invité les évêques colombiens, en visite «ad limina», à promouvoir la défense de la famille et à poursuivre leur oeuvre d’évangélisation, mission primordiale de l’Eglise, lors de leur audience, le 17 juin 2004 à Rome.
«Soyez conscients de la priorité pastorale à donner à la paix et à la réconciliation» pour contribuer à l’édification de la société colombienne sur les principes de la vérité, de la justice, de l’amour ainsi que de la liberté afin de conduire au pardon, a lancé le pape au premier groupe d’évêques venus des provinces de Medellin, Barranquilla, Cali, Cartagena, Manizales, Popayan y Santa Fé de Antioquia.
Pour le pape, «promouvoir la réconciliation, qui dérive de l’évangélisation», permettra d’éclairer l’action des laïcs chrétiens et sera un «remède efficace et permanent aux durs et graves maux» subis par de nombreux citoyens colombiens, en raison de la guerre civile.
«Cette situation a forcé de nombreux Colombiens à vivre dans la pauvreté, avec le risque du développement d’une culture de la mort et de la violence dans une société sans solidarité», a poursuivi le pape.»Ce conflit a fait de nombreux morts», a-t-il expliqué, parmi lesquels l’archevêque de Cali, Mgr Isaias Duarte, ainsi que des prêtres et des religieux, assassinés au cours des dernières années. En 2003, sept prêtres catholiques ont été assassinés en Colombie.
La famille.
Insistant par ailleurs sur la pastorale de la famille, «un autre champ» attirant l’attention du pape, il a souligné l’importance de la promotion et de la défense de l’institution familiale, souvent remise en cause à l’heure actuelle. «Le mariage et la famille constituent un bien non- substituable de la société qui ne peut rester indifférente à sa dégradation, ou à sa perte d’identité», a-t-il expliqué, ajoutant que cela était vrai non seulement pour les catholiques, mais aussi pour tous les hommes et femmes. Il a invité les prélats à faire valoir cette idée et à être attentifs particulièrement aux jeunes et aux familles pauvres.
Jean-Paul II a finalement exprimé son optimisme quant au développement des vocations, «expression de la vitalité de l’Eglise de Colombie». Il a aussi invité les Eglises locales à collaborer entre elles, certaines régions étant plus favorisées que d’autres.
Jean Paul II s’est rendu en Colombie en 1986. La dernière visite «ad limina d’évêques colombiens remonte à l’an 2000, après les cérémonies du jubilé. (apic/imedia/pr)




