Contre la désobéissance civile
Angola : L’ancienne rébellion dénonce ceux qui se servent de l’Eglise catholique
Luanda, 27 juin (Apic) Le Mouvement Populaire pour la Libération de l’Angola (Mpla, ex-rébellion armée) part en guerre contre ceux qui se servent de l’Eglise catholique. Dans la région du Cabinda (extrême nord) des homélies servent à faire passer des messages pro-indépandentistes et de désobéissance civile.
L’Agence de Presse Angolaise (Angop) a rapporté que le Mpla a appelé ses militants du Cabinda à dénoncer de tels détournements du message religieux, afin de «barrer la route à tous ceux qui se servent de l’Eglise pour semer le désordre et l’insubordination populaire, mettant ainsi en cause ses idéaux pacifistes «.
Selon l’Angop, le Mpla, par la voix de la directrice du «cabinet de citoyenneté civile» du mouvement, Carolina Cerqueira, exhorte ses partisans à s’attaquer à ceux qui utilisent l’Eglise pour encourager la révolte. Pour l’ancien mouvement révolutionnaire, «en ce moment, le principal rôle de l’Eglise catholique est de pacifier les esprits, d’éviter des conflits, d’unir et non de diviser, de semer l’amour et la compréhension, la réconciliation et l’unité nationale». C’est ce qu’a déclaré Carolina Cerqueira, comme le rapporte le correspondant de l’Apic en Afrique de l’Ouest.
Par ailleurs, le président José Eduardo dos Santos a reçu vendredi 25 juin 2004, le secrétaire exécutif du Comité interecclésial pour la paix (Coiepa), le pasteur Ntony Nzinga. Le Coiepa est composé des Eglises protestantes, catholique et évangéliques d’Angola.
L’entretien a porté sur le processus électoral. Il s’agit de l’organisation des différents scrutins: référendum constitutionnel, élections présidentielle, législatives et locales. Dans cette perspective, le président dos Santos a convoqué, pour le 2 juillet prochain, le Conseil de la République. La réunion sera essentiellement consacrée à l’analyse des questions liées aux élections, dont les dates ne sont toujours pas fixées. Le Conseil de la République est un organe politique consultatif du président de la République.
Pour le Coiepa, la priorité du gouvernement et de l’opposition est l’élaboration «urgente» d’un agenda national de consensus avant la tenue des élections. (apic/ibc/vb)




