Le ministre des Affaires bouddhistes se veut rassurant

Sri Lanka: La loi contre les conversions forcées vise les seules sectes fondamentalistes

Colombo, 2 juillet 2004 (Apic) La proposition de loi contre les conversions au Sri Lanka viserait les «fondamentalistes» et non pas les Eglises établies de longue date dans le pays asiatique et reconnues, comme celles catholique et méthodiste, soutient le ministre pour les Affaires bouddhistes cingalais, Ratnasiri Wickramanayake, dans une lettre envoyée à Janet Epp Buckingham, directrice de la Confraternité évangélique du Canada (EFC).

«J’affirme catégoriquement que ceux qui professent la religion chrétienne n’ont rien à craindre, car la norme est seulement orientée contre les méfaits de ceux dont la seule ambition est de convertir les personnes à une autre religion avec la force» lit-on dans la note écrite en réponse à une lettre de Janet Buckingham qui exprimait une certaine préoccupation face à la mesure.

L’Eglise catholique et protestante se plaignent elles aussi des comportements excessifs de ces sectes et craignent d’être, par leur faute, victimes des mesures restrictives mises au point par le gouvernement.

Dans un communiqué conjoint diffusé mardi dernier par la Conférence épiscopale des évêques catholiques du Sri Lanka et par le Concile national chrétien (protestant) est exprimée toute la crainte que ce projet de loi «ouvre la voie à une oppression des minorités religieuses dans le pays».

Le quotidien indien «Hindustan Times» définit les méthodes des sectes évangéliques comme étant «sans scrupules» afin de gagner de nouveaux fidèles, et souligne la crainte des églises traditionnelles que leurs activités charitables, qui parfois rapprochent certaines personnes de la foi chrétienne, puissent être prises pour une tactique dont le premier objectif est de faire des prosélytes. (apic/misna/pr)

2 juillet 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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