Burundi: Les mines antipersonnel font plus de victimes «en temps de paix»
Risques accrus avec le retour des réfugiés
Bujumbura, 23 juillet 2004 (Apic) Les mines antipersonnel font finalement plus de victimes en «temps de paix», du moins au Burundi. Pas moins de 154 personnes ont été tuées ou blessées par les mines antipersonnel au cours de l’année 2003 au Burundi.
Selon le responsable de l’unité de déminage de la Mission de paix des Nations Unies au Burundi (MINUB), les chiffres de 2003 sont les plus élevés de ces dernières années. La somme des personnes touchées par l’explosion de mines dans les deux années précédentes est d’un peu plus de 70.
Selon les experts de l’ONU, qui ont opéré dans des contextes similaires en Angola, au Mozambique et au Cambodge, les chiffres continueront à augmenter dans les prochaines années: l’évolution politique dans le pays provoquera le déplacement des Burundais dans cette zone du pays, inaccessible pendant des années à cause du conflit.
Peu d’indications
«Nous disposons de peu d’indications concernant les terrains minés dans le pays», a déclaré à l’agence africaine Panapress Michel Cipriere, responsable du déminage, en soulignant que les craintes majeures sont liées au retour dans les respectives zones d’origine de centaines de milliers de réfugiés qui ont quitté durant ces dernières années les zones rurales pour chercher refuge autour de la capitale Bujumbura.
Selon des indications partielles, les zones les plus à risque de mines seraient celles situées tout au long des frontières sud orientales et nord occidentales (avec la Tanzanie et la République Démocratique du Congo) et certaines régions à proximité de la capitale. Selon l’expert de l’ONU il faudrait au moins cinq ans pour diminuer sensiblement le numéro des mines antipersonnel présentes au Burundi. Rappelons que les Etats-Unis ont toujours refusé de ratifier la convention pour l’interdiction des mines antipersonnel. (apic/misna/pr)




