Soulagement en Colombie

Colombie: L’évêque de Yopal enlevé par l’ELN a été libéré

Bogota, 28 juillet 2004 (Apic) Mgr Misael Vacca Ramírez, évêque de Yopal, chef-lieu du Département du Casanare, dans l’est de la Colombie, a été libéré mardi après-midi. A son arrivée à Yopal, l’archevêque a déclaré avoir été bien traité. La nouvelle de sa libération a également été confirmée par l’évêque de Trinidad, Mgr Javier Pizarro.

Mgr Vacca Ramírez a été enlevé par des membres de l’ELN (Armée de libération nationale) dimanche près de la localité de Morcote, dans le département voisin de Boyacá. Il se trouvait alors en mission pastorale, en compagnie de deux prêtres, qui n’ont pas été inquiétés. L’évêque a été libéré à proximité de la ville de Morcote, dans le nord-est du pays.

«Je suis ici à Morcote, je vais bien, tout le village est réuni. Ne vous inquiétez pas, merci», a déclaré l’archevêque à la chaîne de télévision privée Caracol. Le ministre de la Défense, Jorge Alberto Uribe, a confirmé que le prélat était libre. Il a souligné que les forces de l’ordre étaient en route vers le lieu où il se trouve.

Selon le quotidien de Bogota «El Espectador», le prélat a eu une longue conversation avec le président Uribe, peu après sa libération. D’après le même quotidien, le président aurait lancé à l’évêque sous forme de boutade un péremptoire «Exigez des ravisseurs une très dure pénitence». Le prélat se porte bien.

Environ un millier de soldats et policiers appuyés par des hélicoptères avaient été déployés pour le rechercher.

Le messager n’est pas arrivé

Dès la nouvelle de son enlèvement connue, des sources religieuses avaient estimé que l’enlèvement de Mgr Vacca Ramírez pouvait être mis à profit par l’ELN pour envoyer un message au gouvernement d’Alvaro Uribe. Ce qu’a confirmé le prélat. «Un message devait m’être remis, destiné au gouvernement, mais la personnes chargée de me le remettre n’est pas parvenue sur les lieux de ma détention», assure Mgr Vacca Ramírez. Sans doute en raison des forces déployées sur le terrain par l’armée, estime-t- on du côté de Bogota.

Le rapt de l’évêque s’est produit dans un contexte de rapprochement entre l’ELN et le gouvernement colombien. L’ELN a fait début juin une proposition de cessez-le-feu dans le cadre d’une amorce de dialogue, sous la médiation du Mexique. Ce pays s’est déclaré disposé à héberger d’éventuelles futures négociations de paix.

Quant aux évêques colombiens, ils ont fait savoir que ce genre d’action de la guérilla mettait en péril tout effort de médiation de l’Eglise avec la guérilla. (apic/ag/es/pr)

28 juillet 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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