Du bon usage des préservatifs
Et tout ceci est vrai
En Inde, les préservatifs servent à tout sauf à «ça». Condoms utilisés.jusque dans la production de saris, ou pour rendre étanche les plafonds. Cela parmi d’autres ingéniosités dont notre imagination de nantis n’a pas idée. Les délégués à la 15e Conférence internationale sur le sida qui vient de se tenir à Bangkok en sont restés coi. Un rapport présenté par un médecin de l’Uttar Pradesh, écrit que le lubrifiant des préservatifs fait merveille pour donner un fini plus doux à la soie des saris de Benarasi. Coupés et posés sous la couche de ciment des plafonds, ils assurent l’étanchéité. On utilise même le condom pour faire des routes, où de grandes quantités de préservatifs sont mélangées à haute température et incorporées au goudron. Selon l’auteur du rapport, pas plus de 25% des préservatifs, distribués gratuitement par les officines gouvernementales pour contrôler les naissances et pour lutter contre le sida, répondent à cet objectif. Le reste va au système D. Y compris pour transporter des doses d’eau, dans les campagnes et ainsi arroser les plantes. Un préservatif qui donne vie, en quelque sorte. (a)vb
Honduras: L’archevêque de Tegucigalpa veut des réformes sur l’exploitation des mines
Gouvernement vivement interpellé
Tegucigalpa, 29 juillet 2004 (Apic) L’archevêque de Tegucigalpa, au Honduras, le cardinal Oscar Andrés Rodríguez, demande au gouvernement de réformer la loi sur l’exploitation des mines. En cause: l’environnement et les communautés indigènes, éloignées des retombées économiques. Son souhait: que sa demande ne tombe pas aux oubliettes.
«L’activité minière au Honduras, avec la réglementation minimale prévue par la norme actuellement en vigueur, n’est pas favorable au niveau environnemental, ne génère pas de bénéfices réels aux communautés et n’est pas économiquement valable pour l’Etat», a déclaré le cardinal Rodríguez.
L’archevêque de Tegucigalpa s’exprimait au cours d’une conférence convoquée récemment par «Alliance civique», réseau qui regroupe divers organismes de la société civile dans le but de demander au gouvernement des réformes urgentes à la loi réglementant l’exploitation minière, en vigueur depuis 1998.
Des richesses contre des miettes
«Nous ne pouvons pas continuer à offrir les richesses de notre pays en échange de miettes, nous ne pouvons pas insister sur la voie d’accorder des concessions avec les énormes lacunes contenues par les lois en vigueur qui laissent les citoyens pratiquement sans aucune défense» a ajouté le cardinal en remettant directement au président du Parlement, Porfirio Lobo, la proposition formulée par «Alliance civique», composée entre autres de la Caritas Honduras, de l’Association des communes, de la Commission nationale des droits de l’Homme et du Comité pour l’environnement de la vallée du Siria.
«Nous avons besoin de modifications des lois en matière d’environnement, mais qui soient réellement soutenues par une volonté politique car le non respect des lois ne fait qu’ouvrir la porte à la dissolution de ce pays» a encore souligné le cardinal, en souhaitant que le document remis au président du Parlement «ne finisse pas enseveli dans le tiroir des projets de réformes qui dorment du sommeil des justes». (Apic/misna/pr)




