Ghana: Les évêques demandent l’annulation de la dette
«La dette extérieure africaine a été largement rendue»
Ho, Ghana, 2 septembre 2004 (Apic) Les évêques des pays anglophones de l’Afrique de l’Ouest demandent «l’annulation immédiate de la dette extérieure» africaine.
C’est «une nouvelle forme d’esclavage pour le peuple» affirment-ils.
Les évêques des pays anglophones de l’Afrique de l’Ouest appellent à l’annulation immédiate de la dette extérieure africaine qui, selon eux, «a déjà été payée plusieurs fois». Faisant allusion au trafic d’esclaves dans les siècles passés, qui a saigné le continent africain de 7 millions de personnes, les évêques incriminent la dette extérieure africaine. Ils la comparent à «une nouvelle forme d’esclavage pour le peuple».
Les évêques de l’Association des conférences épiscopales des pays anglophones de l’Afrique de l’Ouest, représentant la Gambie, le Ghana, le Liberia, le Nigeria et la Sierre Leone, se sont rencontrée à Ho, capitale de la région de la Haute Volta au Ghana. Ils y ont discuté de la gouvernance en Afrique. Les évêques ont critiqué la corruption endémique qui est le fait des chefs de gouvernement. Ils ajoutent que la misère économique des pays de l’Afrique de l’Ouest «est aggravée par l’immense fardeau de la dette extérieure qui pèse sur les populations». Ces dettes doivent être annulées «dans l’intérêt de la justice et de l’équité», ont déclaré les évêques en guise de clôture à leur réunion (apic(cns/vb)
Indonésie: Un évêque dénonce la corruption minant les programmes de réfugiés
L’argent destiné aux réfugiés disparaît
Ambon, 2 septembre 2004 (Apic) Le problème des réfugiés dans les Moluques perdurera tant que la corruption qui gangrène les programmes d’aide ne sera pas sous contrôle. C’est ce que déclare l’évêque catholique d’Ambon, Mgr Petrus Mandagi.
L’évêque a déclaré dans une interview, que rapporte l’agence UCA News, une agence de presse asiatique basée en Thaïlande, que les programmes d’aide aux réfugiés victimes de la guerre civile dans les Moluques sont gangrenés par la corruption. L’évêque, également à la tête de la Commission indonésienne «Justice et Paix», a ajouté: » Peu importe le montant du fond pour les réfugiés. Sans honnêteté, il est impossible d’aller de l’avant».
Exprimant son espoir pour «une prise en charge honnête» de la situation, l’évêque a appelé le gouvernement à prendre des initiatives pour prévenir «l’émasculation des droits des réfugiés, sous peine de voir le conflit s’embraser à nouveau.» La guerre civile qui a touché la communauté chrétienne et la communauté musulmane dans les Moluques a fait environ 6’000 morts de 1999 à 2002. Les personnes déplacées se comptent en centaines de milliers. Des dizaines de milliers sont actuellement réfugiées à l’intérieur et à l’extérieur de la province des Moluques, dans l’est de l’Indonésie.
Mgr Petrus Mandagi, évêque d’Ambon, soulignait récemment que, suite à la guerre, à la violence, aux destructions, les Moluques sont devenues l’une des provinces les plus pauvres de l’Indonésie. (apic/cns/infocatho/vb)




