Viser la réalisation des Objectifs de développement du millénaire
Canada: Développement et Paix opposé à la participation canadienne au bouclier antimissile
Montréal, 3 septembre 2004 (Apic) L’oeuvre catholique d’entraide canadienne «Développement et Paix» s’oppose à la participation du Canada au projet américain de bouclier antimissile. L’agence de solidarité internationale de l’Eglise catholique canadienne demande par ailleurs au gouvernement fédéral de modifier sa politique étrangère pour mieux servir les populations pauvres du monde.
«Développement et Paix» demande au premier ministre Paul Martin de rejeter ce système de défense antimissile et d’utiliser l’argent ainsi épargné pour atteindre les Objectifs de développement du millénaire qui entendent réduire de moitié la pauvreté mondiale d’ici 2015. Cette demande fait partie d’une série de recommandations présentées au gouvernement libéral dans le cadre de la révision de la politique internationale du Canada.
«Le Canada doit mettre plus de ressources dans la promotion de la paix plutôt que dans le renforcement des systèmes de défense et de sécurité. En particulier, le Canada doit rejeter le système de défense antimissile des Etats-Unis et orienter plutôt sa politique de sécurité vers la promotion d’une solution juste du conflit israélo-palestinien et vers la promotion des droits humains et de la justice dans le reste du Moyen- Orient», peut-on lire dans un communiqué de l’oeuvre d’entraide canadienne.
Loin de la cible de 0,7 % établie par l’ONU
«Développement et Paix» estime que pour assumer son rôle en vue d’atteindre les Objectifs de développement du millénaire mis en avant par les Nations Unies, le Canada doit accroître son aide publique au développement de 12 % à 15 % annuellement et canaliser une portion significative de ces sommes vers les organisations de la société civile, représentatives de la majorité pauvre du Sud. Environ 100 milliards de dollars américains ont été dépensés l’année dernière seulement en armement, relève l’oeuvre d’entraide canadienne.
Selon la Banque mondiale, c’est deux fois plus que les 50 milliards de dollars américains additionnels en aide publique au développement que l’on devrait donner annuellement aux pays les plus pauvres si l’on veut atteindre les Objectifs de développement du millénaire. Actuellement, l’aide publique au développement du Canada se situe actuellement à 0,22 % du PNB, ce qui est loin de la cible de 0,7 % établie par l’ONU. (apic/com/dp/be)




