Trois figures du grand mouvement ecclésiastique

Lorette: Jean Paul II béatifie trois membres de l’Action Catholique

Lorette, 5 septembre 2004 (Apic) Jean Paul II a béatifié trois membres de l’Action catholique, le 5 septembre 2004. Les béatifiés sont Alberto Marvelli (1918-1946), un ingénieur italien, Pina Suriano (1915-1950), une jeune Sicilienne, et Pietro Tarrés (1905-1950), un prêtre et médecin de l’archidiocèse de Barcelone, tous trois engagés dans l’Action catholique.

«Les trois bienheureux sont des humbles disciples et des témoins héroïques de la Croix de Jésus», a expliqué Jean Paul II, par la voix de Mgr Leonardo Sandri, substitut à la Secrétairerie d’Etat, en espagnol. «Il n’y a pas de plus grand amour que celui de la Croix; il n’y a pas de liberté plus vraie que celle de l’amour; il n’y a pas de fraternité plus pleine que celle qui naît de la Croix de Jésus», a-t-il ajouté.

Le pape béatifiait Alberto Marvelli (1918-1946), un ingénieur italien, Pina Suriano (1915-1950), une jeune Sicilienne, et Pietro Tarrés (1905-1950), un prêtre et médecin de l’archidiocèse de Barcelone, tous trois engagés dans l’Action catholique. C’est sur leur «amour pour Jésus», leur «dévouement aux pauvres» et «l’intensité de leur vie spirituelle», que le souverain pontife a insisté, en résumant le caractère héroïque de la vie de ces «modèles pour l’Eglise catholique», par la voix du substitut à la Secrétairerie d’Etat.

Travaillant à la reconstruction morale et sociale de l’Italie après la première guerre mondiale, Alberto Marvelli prit de nombreux engagements sur le plan politique. «La vie est action, mouvement, et ma vie aussi doit être action, mouvement, sans arrêt, tendant à la seule fin de l’homme : se sauver et sauver», écrivit celui qui mourut renversé par un camion à l’âge de 28 ans.

La Sicilienne Pina Suriano avait pour sa part adopté le style de vie caractérisé par la devise «eucharistie, apostolat, héroïsme», de la Jeunesse féminine catholique italienne de l’époque. Remarquée pour sa beauté, Pina aspirait à être cloîtrée, projet qu’elle ne put mener à bien en raison de sa santé fragile, du refus de ses parents, et des difficultés économiques les touchant.

Engagé dans l’armée républicaine espagnole

Recevant, durant la guerre civile espagnole, l’ordre de s’enrôler dans l’armée républicaine comme médecin, l’Espagnol Pietro Tarrés I Claret fut bouleversé par la violence et les brutalités quotidiennes du conflit. Il y mûrit sa vocation sacerdotale et entra dans les ordres. Il fut alors chargé de l’accompagnement spirituel de la Jeunesse féminine de l’Action catholique.

C’est d’une estrade de 100 mètres de large à 13 mètres du sol pour permettre aux fidèles de suivre la cérémonie, que Jean-Paul II a élevé à la dignité de «bienheureux», dernière étape avant une éventuelle canonisation, ces trois figures de l’histoire de ce mouvement ecclésiastique né en 1925, sous le pontificat de Pie XI.

Parmi les récentes béatifications et canonisations de laïcs ayant marqué les esprits, figurent celle de Pier Giorgio Frassati (1901-1925) béatifié le 20 mai 1990. Il s’était inscrit à l’Action catholique en 1919 et était membre de la Fédération universitaire des Etudiants catholiques italiens.

Le couple Beltrame-Quattrochi, premier couple à être béatifié, le 21 octobre 2001, fut également un exemple de vie apostolique vécue avec l’Action catholique. Luigi Beltrame Quattrocchi (1880-1951) avait en effet travaillé avec le professeur Luigi Gedda à l’Action Catholique masculine; Maria Corsini (1884-1965), rejoint en 1920 le Conseil Central de l’Action Catholique Féminine et devint membre du Secrétariat Central aux Etudes. Enfin, Gianna Beretta Molla (1922-1962), mère de quatre enfants, qui fut canonisée le 16 mai 2004, prit également part à l’Action catholique. En 1950, elle était venue se recueillir à Lorette. (apic/imedia/vb)

5 septembre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!