Session devant un parterre de philosophes et de scientifiques
Venise: Le cardinal Angelo Scola explique son écologie de la bonne gouvernance
Rome, 15 septembre 2004 (Apic) A long terme, il n’est pas vrai que l’on puisse être des hommes d’Eglise, des politiques, des responsables économiques ou sociaux, non vertueux sur le plan personnel mais excellents dans l’action sociale attachée à notre rôle, a estimé le cardinal Angelo Scola, patriarche de Venise.
Le prélat s’est exprimé en ce sens à Venise lors d’une session consacrée aux «atmosphères de liberté. Pour une écologie du bon gouvernement», organisée à Venise à la Fondation Cini, du 14 au 17 septembre 2004. Cette rencontre réunit philosophes et scientifiques dont les Français Gilles Kepel et Philippe Descola.
Pour le cardinal italien, «le citoyen n’est pas un homme accompli si, en même temps qu’il s’engage pour la solidarité, pour des banques éthiques et justes, il ne protège pas la vie des plus faibles et des plus démunis ou ne promeut pas les corps intermédiaires, à commencer par la famille. La bonne vie est de plus en plus persécutée dans toutes les dimensions de la vie humaine».
Opérant les nécessaires distinctions entre les lois morales et les lois civiles et dans le plus grand respect d’une saine dialectique démocratique, l’écologie du bon gouvernement ne peut pas ne pas s’en tenir à ces points fondamentaux qui viennent directement de l’expérience élémentaire de l’homme», a conclu le cardinal. (apic/imedia/hy/pr)




