La Curie s’exprime officiellement sur la rixe du Saint-Sépulcre
Rome: Les franciscains condamnent l’agression subie par les religieux à Jérusalem
Rome, 30 septembre 2004 (Apic) La Curie générale des Frères Mineurs à Rome a condamné fermement l’agression subie lundi 27 par les frères franciscains au Saint-Sépulcre. Les religieux ont été pris à partie par un groupe de moines grecs-orthodoxes guidés par le Patriarche Irénée. Des dizaines de personnes ont été légèrement blessées, dont plusieurs policiers israéliens.
L’incident – écrit la Curie générale des franciscains – est survenu durant la procession grecque-orthodoxe de la fête de la Sainte Croix le 27 septembre. Le patriarche grec Irénée a alors ordonné aux Franciscains de fermer les portes de bronze de leur Chapelle de l’Apparition. «Du moment que le patriarche grec n’a pas le droit d’imposer cela, le représentant des Franciscains a refusé de le faire».
«Cette attaque des grecs-orthodoxes – précisent encore les Frères Mineurs – n’a absolument pas été provoquée, et elle n’était justifiée par aucune raison réelle.» Ces derniers jours, des représentants du gouvernement avaient formellement demandé aux Franciscains de permettre aux Grecs de passer à travers la section septentrionale de la Chapelle de Sainte Marie Madeleine. La raison de cette demande était claire: maintenir la paix et éviter la violence dans la Basilique.
Une certaine tension était présente du fait que les Grecs entendaient, contrairement au «statu quo» du XIXe siècle (datant de l’Empire ottoman), passer à travers la section septentrionale de la Chapelle de Sainte Marie Madeleine. «Malgré la concession faite par les Franciscains aux représentants du gouvernement israélien, c’est-à-dire que le passage de la procession soit permis, les moines grecs ont mené quand même cette agression», écrivent les Franciscains.
La basilique du Saint-Sépulcre a été construite en 326 par l’Empereur Constantin à l’endroit où la tradition indique que Jésus a été crucifié. C’est le lieu de culte le plus sacré de la chrétienté. Depuis l’époque des croisades, l’enceinte et le bâtiment de la basilique appartiennent conjointement à trois grandes confessions: les Grecs-orthodoxes, les orthodoxes arméniens et les catholiques romains. Les fréquents empiètements d’une confession sur le territoire d’une autre mènent à de continuelles disputes. Officiellement les droits et privilèges de ces communautés sont protégés par le statu quo sur les lieux saints de 1852. (apic/vd/rz)




