Accusé de corruption

Costa Rica: Mandat d’arrêt contre l’ex-président Rodriguez

San José, 11 octobre 2004 (Apic) Un mandat d’arrêt international a été lancé par la magistrature du Costa Rica contre l’ancien chef d’Etat Miguel Angel Rodríguez. Ce dernier avait annoncé quelques heures auparavant sa démission du poste de Secrétaire général de l’OEA (Organisation des Etats américains) après les accusations de corruption formulées contre lui par la magistrature de son pays.

A peine 24 heures après avoir obtenu le vote de confiance de l’organisme panaméricain, dont il avait pris les rennes il y a deux semaines, Rodríguez avait communiqué par lettre au Conseil permanent de l’OEA sont intention de quitter son poste le 15 octobre.

Le procureur général de San José, Francisco Dall’Anesse, a déclaré que la mesure judiciaire contre l’ex-président serait opérationnelle dès ce début de semaine. Miguel Angel Rodríguez est accusé dans son pays de corruption et d’enrichissement illicite. L’ex-directeur de l’Institut costaricain d’électricité (ICE) José Antonio Lobo affirme qu’il a encaissé un pot de vin de 510’000 dollars de la compagnie française Alcatel pour un contrat de 2001 portant sur 158 millions de dollars pour l’installation de 400’000 lignes de téléphonie mobile dans le pays d’Amérique centrale.

L’ex-président dément toute accusation. «Il devait démissionner avant, il a déjà fait trop honte au Costa Rica» a commenté son successeur à la présidence du Costa Rica, Abel Pacheco, qui a invité Rodríguez à rentrer au plus vite dans son pays pour affronter la justice. Entre temps, le représentant du Pérou à l’OEA, Alberto Borea, a fait savoir que le prochain secrétaire général de l’organisme, sis à Washington, sera élu d’ici 3 mois. (apic/misna/pr)

11 octobre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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