Un religieux à l’origine du projet
Congo RDC: L’informatique à l’école
Kinshasa, 15 novembre 2004 (Apic) Les expériences concrètes d’informatique à l’école en RDC se mettent lentement en place, avec quelques tâtonnements: ordinateurs de seconde main, manque de professeurs qualifiés d’informatique au niveau du primaire et secondaire, entre autres.
La journée d’échanges consacrée au projet Caentic, Centre d’appui de l’enseignement des Nouvelles technologies de l’information et des communications (Ntic), dans les écoles primaires et secondaires en République Démocratique du Congo RDC, relève l’agence catholique DIA, a permis de confronter des expériences. Celles-ci ont montré qu’au début les tâtonnements ont prédominé. Les problèmes sont les mêmes partout : ordinateurs utilisés souvent de seconde main, provenant des partenaires à titre de dons, manque de professeurs qualifiés d’informatique au niveau du primaire et secondaire. Ces observations ont été faites par le frère Olivier Misimi (missionnaire du Sacré Coeur), initiateur du projet, à l’issue de la séance organisée dans la salle paroissiale de Christ-Roi à Kinshasa.
S’entretenant avec un journaliste de l’agence catholique Dia, Olivier Misimi a précisé que les écoles recevant les dons en matériel informatique n’informent pas les parents. Par ailleurs, la maintenance des ordinateurs et du matériel informatique, autre question abordée, pose des problèmes de financement. Les coupures d’électricité dans la ville ont également été signalées comme handicapant les activités dans le cadre d’un tel projet, qui vise l’introduction de l’informatique à l’école.
Quatre intervenants ont inauguré les activités de la journée consacrée aux Ntic dans les écoles, en faisant part à l’auditoire des expériences réalisées. Les orateurs ont mis en lumière le nombre insuffisant des ordinateurs, avec une population scolaire fortement variable, ainsi que l’absence de programmes de cours d’informatique au primaire et au secondaire.
L’outil ou le programme
Malgré les difficultés dans le domaine de l’introduction des Ntic en Afrique, un certain nombre d’étudiants viennent de décrocher un diplôme d’Etat en informatique. Cette formation est sanctionnée par un brevet international dispensé selon les mêmes modules dans plus de 130 pays. Les participants à cette journée du Caentic, une trentaine, étaient des responsables d’écoles, des professeurs d’informatique, quelques étudiants et des chercheurs. L’abbé François-Xavier Biko, coordinateur urbain et diocésain des écoles conventionnées catholiques à Kinshasa, a demandé aux participants de ne pas trop focaliser leurs échanges sur le programme. Il a proposé que l’accent soit mis sur l’ordinateur comme outil.
Selon Olivier Misimi, dont le projet Caentic a été reconnu par l’Etat congolais, il s’agit de proposer des solutions, en partant des difficultés rencontrées par les écoles dans ce domaine, et de lancer une formation. Le centre compte mettre en place dans un bref délai un réseau scolaire sur l’Internet, qui regrouperait les sites éducatifs des écoles, des enseignants, des chercheurs ainsi que des travaux d’élèves en République Démocratique du Congo. (Apic/dia/vb)




