Lors du Sommet de la francophonie

Lausanne: Joseph Deiss visitera les écoles soutenues par la Suisse au Burkina Faso

Lausanne, 22 novembre 2004 (Apic) Les 26 et 27 novembre prochains se tiendra à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, le 10e Sommet de la francophonie. La délégation suisse sera présidée par Joseph Deiss. Elle visitera les écoles bilingues mises sur pied par l’OSEO.

Pour le 10e Sommet de la francophonie, les 26 et 27 novembre à Ouagadougou au Burkina Faso, la délégation suisse sera présidée par Joseph Deiss. Les chefs d’Etat de 56 pays seront présents. Ils y débattront de «la francophonie, espace solidaire pour un développement durable».

On fêtera simultanément les 30 ans de la coopération suisse au développement au Burkina Faso. Le Burkina Faso est l’un des pays prioritaires de la Direction du développement et de la coopération (DDC) et du Secrétariat à l’économie (seco). Joseph Deiss y visitera les projets soutenus par la Confédération. L’oeuvre suisse d’entraide ouvrière, OSEO, annonce dans un communiqué qu’elle «se réjouit de la visite de Joseph Deiss aux écoles bilingues qu’elle a mis en place».

Au Burkina Faso, précise l’oeuvre d’entraide, seul un enfant sur trois va à l’école ; 70% de la population ne sait ni lire ni écrire. C’est l’une des raisons pour lesquelles ce pays de l’Afrique occidentale est l’un des plus pauvres au monde.

Les élèves des écoles strictement francophones défavorisés

Le programme «éducation bilingue» a été lancé en 1999, après une phase pilote de cinq ans. Dans les écoles officielles, en effet, tout l’enseignement se fait en français. Cela induit des effets négatifs, de nombreux enfants, ne comprenant pas la langue, abandonnent leur scolarité. Dans les écoles bilingues, les premières années d’enseignement se passent dans la langue maternelle de l’enfant et le français est introduit graduellement. Ces écoles ont un grand succès. Sur les 8’500 élèves des 88 écoles bilingues soutenues par la Confédération, 94% d’entre eux ont réussi le certificat d’études primaires en juin 2004. Dans les écoles officielles où l’enseignement est exclusivement en français, ils n’étaient que 62%.

Dans les écoles villageoises de l’oeuvre d’entraide, les enfants reçoivent aussi un enseignement pour la vie. L’apprentissage du savoir faire dans le quotidien fait partie intégrante du système d’éducation: les enfants apprennent à cultiver des légumes, élever du bétail, accomplir divers travaux artisanaux, à adopter des comportements indispensables sur le plan de l’hygiène et de la santé. Les parents sont aussi impliqués dans ces projets. L’ensemble du village tire les bénéfices de ces écoles.

Au Burkina Faso, l’OSEO mène en outre des projets dans le domaine de l’agriculture, de l’artisanat et s’engage en faveur de la promotion des femmes et des droits humains. (apic/com/vb)

22 novembre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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