Kinshasa: Vente de médicaments à la criée

Congo: Scandale des officines pharmaceutiques

22 novembre 2004 (Apic) Le nombre d’officines pharmaceutiques dans les villes congolaises, ouvertes en violation de la loi, constitue un véritable scandale, que dénoncent des professionnels de la santé.

Des membres de l’Association des pharmaciens du Congo et des professeurs d’université du département de pharmacie ont précisé que la capitale de la Rdc ne compte que 35 pharmacies répondant aux normes officiellement recommandées. Cette prise de position a été relayée quelques jours après par le Département de la santé. Ce dernier a livré dans un communiqué de presse le nombre très bas d’officines en règle avec la loi : 30 établissements sur 4’000 à Kinshasa, 2 sur 1’000 à Lubumbashi et 1 sur 1’500 à Mbujimayi.

La ministre de la santé, Anastasie Moleko, avait été interpellée par le parlement, comme le précise l’agence catholique DIA.

Dans ces pharmacies, les médicaments sont vendus aux malades dans des conditions déplorables, comme l’absence de règles élémentaires de conservation de ces produits, par exemple. Le grand problème, ont relevé ces professionnels de la santé, est la température de conservation des médicaments. Les fabricants spécifient pourtant bien sur les emballages la température ambiante de conservation, mais c’est celle de l’Europe. Or les médicaments sont installés au Congo-Kinshasa dans des officines où règnent des températures bien plus élevées.

Le deuxième grand problème est l’absence de pharmacien responsable dans l’officine, qui fonctionne comme un simple magasin, avec un ou des actionnaires qui ont investi leur argent dans l’affaire. Certaines officines vendent les médicaments à la criée comme n’importe quelle marchandise. Une situation en totale contradiction avec les lois du pays, ont dénoncé les professionnels de santé. (apic/dia/vb)

22 novembre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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