Mgr Bürcher: pour conjurer l’instabilité au Moyen Orient

Lausanne: Catholica Unio propose une journée de jeûne et de prière pour la Terre Sainte

Lausanne, 1er décembre 2004 (CUI) Jeûner et prier pour la Terre Sainte le mercredi 22 décembre prochain pour conjurer l’instabilité au Moyen Orient. Telle est la proposition lancée en ce temps de l’Avent par Mgr Pierre Bürcher. Le président de Catholica Unio Internationalis (CUI) s’unit à l’appel lancé par les évêques d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

Le monde chrétien célèbrera bientôt Noël et la Naissance du Messie Sauveur, Prince de la Paix, alors que le sang continue de couler à Bethléem et dans toute la Terre Sainte, notent les évêques de la région.

Cette instabilité pèse sur la paix du monde entier et nécessite des mesures urgentes, note l’évêque auxiliaire de Lausanne, Genève et Fribourg, qui préside Catholica Unio. Cette organisation internationale a notamment pour objectif de créer des liens entre les Eglises d’Orient et d’Occident. C’est pourquoi son président relaie le SOS des évêques catholiques du Nord de l’Afrique et des Régions arabes. «Nos Eglises ont le devoir de travailler à la paix et à la réconciliation en Terre Sainte», proclament- ils.

Un appel des évêques d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient

«Le conflit en Terre Sainte concerne tout chrétien qui a conscience d’appartenir à la terre de la Rédemption qui est celle de ses racines spirituelles», disent ces évêques nord-africains et moyen-orientaux. Qui demandent que toutes les Eglises du monde prennent conscience de leur devoir à l’égard de cette terre, et s’engagent dans une action commune et concertée pour sensibiliser leurs gouvernements, leurs peuples et la communauté internationale.

«Leur intervention sera un facteur décisif dans la réalisation de la paix, de la justice et de la réconciliation en Terre Sainte», écrivent les membres de la Conférence des évêques de la région Nord de l’Afrique (CERNA) et de la Conférence des évêques latins dans les régions arabes (CELRA). Ce message destiné notamment aux Conférences épiscopales du monde entier, est signé de Mgr Michel Sabbah, patriarche latin de Jérusalem et président de la CELRA, et par Mgr Fouad Twal, évêque de Tunis et président de la CERNA.

Israéliens et Palestiniens égaux dans l’incapacité de mettre fin au conflit

Tout en mentionnant les souffrances de l’Irak, de la Somalie et du Soudan ainsi que d’autres conflits dans le monde, qui nécessitent de prendre des mesures urgentes pour mettre fin aux tragédies humaines, les évêques ont centré leur réflexion sur celui de la Terre Sainte, en particulier le conflit palestino-israélien.

«La situation dure depuis des années et nécessite aujourd’hui, plus que jamais, écrivent-ils, une action qui mette fin aux souffrances de tous les habitants de cette terre, juifs, chrétiens et musulmans, devenus aujourd’hui égaux dans l’incapacité de mettre fin au conflit et enfermés dans un cycle de violence cruelle et irrationnelle». Les deux peuples «sont en train de périr, les forts comme les faibles, les violents comme ceux qui attendent patiemment une solution pacifique.»

En lançant leur appel à la réconciliation et à une aide extérieure pour ramener la paix, les évêques de la CELRA et de la CERNA estiment que si toutes les Eglises du monde prenaient conscience de leur devoir à l’égard de la Terre Sainte et s’engageaient dans une action commune et concertée pour sensibiliser leurs gouvernements, leurs peuples et la communauté internationale, leur intervention serait «un facteur décisif dans la réalisation de la paix, de la justice et de la réconciliation en Terre Sainte.» JB

Pour tous renseignements: Mgr Pierre Bürcher, président de Catholica Unio Internationalis, Case postale 171, 1001 Lausanne, mgr.burcher@cath.ch (apic/com/be)

1 décembre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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