Le sort de l’Afrique préoccupe le Vatican
Rome: 38e Journée mondiale de la paix
Rome, 16 décembre 2004 (Apic) Le cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, s’est inquiété de la situation économique et sociale du continent africain, à l’occasion de la 38e Journée mondiale de la paix, le 16 décembre 2004.
Lors de la conférence de presse présentant le message de Jean Paul II pour de la 38e Journée mondiale de la paix, le 16 décembre 2004, le cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, a insisté sur le «principe de citoyenneté mondiale» développé par Jean Paul II. Il a rappelé l’utilité du recours à la Doctrine sociale de l’Eglise pour promouvoir la paix et le bien commun dans le monde. Le Conseil pontifical Justice et Paix a publié un Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise, le 25 octobre 2004. Ce document réuni de façon thématique les enseignements de l’Eglise et des papes en la matière depuis Léon XIII (1878-1903).
Le cardinal italien a ensuite expliqué pourquoi, le pape avait particulièrement insisté sur le sort de l’Afrique. «Si on résout les problèmes de l’Afrique, les répercussions se manifesteront sur la planète entière», a-t-il dit. «Les problèmes de l’Afrique relèvent de la responsabilité mondiale. J’ai fait de nombreux voyages en Afrique, je pense que le pape a mille raisons d’insister sur l’Afrique». Et le cardinal de donner les chiffres des victimes des conflits africains en appelant «l’humanité» à réagir.
Mgr Giampaolo Crepaldi, secrétaire du dicastère a, quant à lui, expliqué que les messages du souverain pontife sont «thématiques et ne font pas la synthèse de tout le magistère de l’Eglise» sur les questions d’actualité. Répondant aux questions des journalistes sur la question du terrorisme, le prélat a déclaré: «j’ai le sentiment que les messages du pape restent peu écoutés».
Enfin, en conclusion de la conférence de presse, le cardinal Martino a rappelé les derniers rapports de la FAO et de l’UNICEF qui montrent que 5 millions d’enfants meurent de faim dans le monde et que la moitié des enfants de la planète, soit environ un milliard d’individus, vivent dans la pauvreté et sont victimes de la guerre. «Il faut susciter une réaction, faire quelques chose. Si la voix du pape est écoutée, elle doit être celle de chaque homme». (apic/imedia/vb)




