Colombie: En plus de la «sale guerre», 26’000 délits ont été enregistrés en 2004

Et dire que le bilan est «meilleur» que celui de 2003

Bogota, 24 décembre 2004 (Apic) Plus de 26’000 actes de banditisme perpétrés dans les rues en Colombie ont été enregistrés entre janvier et décembre 2004, indiquent les autorités du pays. Ces agressions, dit «de rue», ont fait 656 victimes.

Ces victimes s’ajoutent aux quelque 40’000 morts que fait ces dernières années la sale guerre que se livrent gouvernement et groupes d’autodéfense d’un côté, guérilla de l’autre.

Les chiffres, avancés par la police et l’Institut médico-légal ont été donnés au lendemain de l’attaque dont a été victime Luis Fernando Montoya, ex-directeur technique d’une équipe de football de première division colombienne, grièvement blessé.

Malgré le chiffre élevé énoncé par les autorités, force est de constater que ce genre d’attaques est en diminution de 14% par rapport à l’an dernier. En 2003, 31’106 agressions de tous types avaient été enregistrées.

Selon l’Institut médico-légal, le triste record de décès après une attaque est détenu par la capitale, Bogota, avec 116 morts cette année, contre 126 l’an dernier.

La Colombie passe en Amérique latine pour le pays le plus dangereux du continent latino. Mais d’autres pays comme le Guatemala, le Salvador, le Nicaragua ou encore le Honduras, avec la dernière attaque d’un bus qui a fait jeudi 26 morts et plusieurs blessés, semblent emboîter le pas à la Colombie, pays qui vit une guerre civile depuis près de 50 ans. (apic/a/pr)

26 décembre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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