Sri Lanka: La Conférence épiscopale lance un appel à la solidarité nationale
Colombo, 30 décembre 2004 (Apic) La Conférence épiscopale du Sri Lanka lance un appel à la solidarité nationale dans le pays.
Dans une déclaration relayée jeudi par le Saint-Siège, Mgr Joseph Vianney Fernando, président de la conférence épiscopale de l’île de l’océan indien ravagé par les tsunamis, et Mgr Marius Peiris, secrétaire général demandons à tous et en particulier aux catholiques d’aider ceux qui souffrent. Cela, écrivent-ils, indépendamment de toute différence religieuse et ethnique. «Dans cette tragédie, nous sommes tous frères et soeurs et nous devrions montrer notre amour fraternel», déclarent les évêques sri lankais.
Ainsi, l’épiscopat de l’île appelle la population touchée par la catastrophe «au calme et au respect des lois», mais aussi «à ne pas s’attaquer à d’autres personnes, ni à chercher à profiter de leur malheur».
Par ailleurs, les évêques demandent que soit mise en place, en dehors de l’aide matérielle et financière, une aide psychologique. Un tel soulagement doit aussi être apporté par les organisations catholiques, dans «n’importe quelle partie du pays», soulignent les prélats.
Les évêques lancent également un appel à la communauté internationale pour venir soutenir le gouvernement et venir en aide au pays afin de soulager la misère des victimes, «car la catastrophe est trop lourde pour que notre pays puisse seul la porter».
Au Sri Lanka, où l’on fait état à l’heure actuelle de 52’000 morts et de 1,5 million de sans-abri, certains habitants affamés font sentir leur colère. L’acheminement de l’aide n’a pas encore atteint toutes les régions du pays et la police a imposé le couvre-feu dans certaines zones afin d’éviter les pillages.
La tâche des secouristes est compliquée par la situation politique de l’île, divisée par la lutte entre majorité cinghalaise, de confession bouddhiste et les 20 % de Tamouls de confession hindouiste (les chrétiens représentent environ 8% de la population). Les Tamouls se battent pour la constitution d’un Etat indépendant dans le nord du pays, qu’ils nomment l’Eelam. Depuis le début des affrontements armés, en 1983, la guerre civile a fait plus de 70’ 000 morts.
La guérilla des «Tigres tamouls», qui tient le nord et l’est du pays, estime que le territoire sous leur contrôle est négligé par l’aide gouvernementale et internationale. Le 29 décembre, le gouvernement de Colombo lui a demandé de se joindre à la coordination des opérations de secours. (apic/imedia/hy/pr)




