Mgr Cordes fait le point sur l’aide financière apportée par l’Eglise
Rome: Le président de Cor Unum se rendra prochainement en Asie
Rome, 11 janvier 2005 (Apic) Le président de Cor Unum se rendra en Inde et au Sri Lanka fin janvier, à la demande du pape. Mgr Paul Josef Cordes présidera des célébrations eucharistiques pour les morts et rencontrera des évêques. Interrogé par l’Apic, Mgr Cordes, a également fait le point sur l’aide apportée par l’Eglise catholique aux victimes des tsunamis.
Le dicastère de la charité du pape a déjà envoyé une somme en Asie, incluant le don de Jean Paul II, a indiqué Mgr Cordes. L’archevêque allemand, lors de son voyage prévu fin janvier 2005, devrait y porter une nouvelle contribution financière de l’Eglise catholique. Par ailleurs, au sein de la curie romaine, les membres des Conseils et Congrégations ont été sollicités par la Secrétairerie d’Etat pour une collecte au profit de l’Asie.
«Toutes les agences catholiques ramassent de l’argent», a souligné Mgr Cordes, expliquant qu’il est, pour cette raison, «très difficile de déterminer le montant que l’Eglise donne».«On a pu noter au vu des sommes confiées à ces agences qu’il y a une grande confiance pour les organisations de l’Eglise», a-t-il noté.
L’appel de Jean Paul II a «mis en mouvement les Conférences épiscopales, les Caritas, les diocèses et les autres organes de notre Eglise», a expliqué le prélat. Cela a d’ailleurs permis «d’éviter toute bureaucratie», et «une participation directe» des donateurs. Car «de nombreux volontaires dans les paroisses, de nombreux prêtres et laïcs, de nombreuses congrégations religieuses interviennent gratuitement». Ainsi, les coûts administratifs se réduisent à moins d’1% pour Cor Unum, alors que dans certaines organisations humanitaires rémunérant leurs employés, ils s’élèvent à 25%, ce qui «écrase les aides».
Surpris
Pour Mgr Cordes, «parler seulement d’argent peut être insuffisant en ce moment». L’Eglise se situe en effet «dans une perspective de foi», tient- il à souligner. «J’ai été surpris que peu d’autorités aient prié expressément pour les victimes comme l’a par exemple fait le président de la République allemand», avait-il ainsi déclaré dans «L’Avvenire» du 6 janvier 2005.
«La première chose qu’il faut souligner est que cette circonstance a fait refleurir un impressionnant élan de solidarité de la part d’une société qui semblait enfermée dans l’égoïsme», avait-il alors déclaré. (apic/imedia/ar/pr)




