Attention aux isolés et aux malades manquant de soutien

Rome: Message du pape au Conseil pontifical pour la pastorale de la santé

Rome, 21 janvier 2005 (Apic) Jean-Paul II a appelé les membres et consulteurs du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé à porter une attention particulière aux malades souffrant de l’isolement, d’un manque d’assistance ou de médicaments. Il recevait le 21 janvier la délégation dirigée par le cardinal Javier Lozano Barragan, à l’occasion du 20e anniversaire du dicastère.

«Les responsables de l’Eglise» doivent porter leur attention «aux structures où le malade souffre parfois de formes de marginalisation et de carence de soutien social», a déclaré Jean Paul II. «Une telle attention doit aussi s’étendre aux zones du monde où les malades les plus nécessiteux, malgré les progrès de la médecine, manquent de médicaments et d’assistance adéquate», a-t-il poursuivi.

Le pape a aussi appelé l’Eglise à «avoir une sollicitude particulière pour ces zones du monde où les malades du sida sont privés d’assistance». Il a alors cité la Fondation ’Le Bon Samaritain’, qui contribue «à aider les populations les plus exposées» au sida, avec «le soutien nécessaire de supports thérapeutiques». Cette association est soutenue par le pape qui lui a déjà versé une somme de 100’000 euros.

Le souverain pontife a ensuite félicité ses interlocuteurs pour «les oeuvres d’évangélisation, l’activité de formation des consciences et le témoignage de charité» réalisés par leur dicastère dans le monde, qualifiés de «contribution précieuse» au «réconfort de ceux qui souffrent», mais aussi «à l’orientation des sociétés civiles vers les objectifs exigeants de la civilisation de l’amour». Leur exprimant «sa proximité» et «sa pleine confiance», il les a aussi exhortés à poursuivre leurs activités «avec un élan renouvelé».

Un monde souvent privé de la lumière de l’espérance

Face au monde contemporain qui, souvent privé de «la lumière de l’espérance», «propose des solutions de mort», il est urgent «de promouvoir une nouvelle évangélisation et un fort témoignage de foi qui oeuvre dans les vastes domaines sécularisés», a aussi expliqué le pape. Il a ainsi souligné que l’Eglise était, dans son action pastorale, appelée «à affronter les questions les plus délicates et inéluctables venant de l’âme humaine devant la souffrance, la maladie et la mort». Le Conseil pour la pastorale de la santé fait donc bien, pour lui, de centrer actuellement «ses réflexions et ses programmes sur la sanctification du temps de la maladie et sur le rôle particulier» que le malade a dans l’Eglise et dans la famille.

«L’année consacrée à l’Eucharistie se présente de ce point de vue comme une occasion opportune pour un engagement pastoral plus intense dans l’administration du viatique comme de l’onction des malades», a-t-il ajouté.

Jean Paul II a aussi insisté sur le lien établi entre le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé et les différentes Conférences épiscopales, Organisations et Institutions catholiques de professionnels de la médecine et de la santé. Il doit «les orienter, les soutenir et les encourager», en tenant compte des différentes situations et des problèmes spécifiques, afin «de diffuser les enseignements de l’Eglise en matière de santé» et d’en «favoriser la pénétration dans la pratique sanitaire». (apic/imedia/ar/bb)

21 janvier 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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