Les dalits méprisés, même dans le malheur général

Inde: Tsunamis: les plus basses castes sont discrimlinées

Madras, 30 janvier 2005 (Apic) Dalit tu es, dalit tu demeure. la catastrophe des tsunamis montre que dans le malheur, tous ne sont pas égaux. Et surtout pas la caste des dalits, les plus méprisés d’entre les méprisés en Inde.

«Même dans un drame comme celui-ci, les castes les plus basses de la société indienne finissent par être discriminées», témoigne en effet à Misna le Père Anthony Thota, du PIME (Institut pontifical des missions étrangères).

Le missionnaire confirme les nouvelles qui circulent depuis plusieurs jours, diffusées par les défenseurs des droits de l’Homme, qui constatent que les dalits (hors caste, intouchables) risquent d’être deux fois victimes du raz-de-marée du 26 décembre dernier. Le prêtre, qui participe aux activités humanitaires dédiées aux rescapés sur un parcours d’environ 300 kilomètres – de Madras (Chennai), dans l’Etat indien du Tamil Nadu, à Nagapattinam – raconte qu’il a personnellement assisté à une scène de discrimination: «Une famille de dalit a été forcée à quitter un camp de réfugiés dans la zone de Nagapattinam parce que les castes plus élevées ne voulaient pas de sa présence».

La discrimination ne s’arrête pas là: relogée dans une école publique, cette famille a encore dû quitter les lieux au bout de 4 jours parce que les cours devaient reprendre. Et le missionnaire de poursuivre son témoignage: «Ces personnes se sont retrouvées à la rue, et à présent elles habitent dans une tente que nous leur avons fournie. Du reste, les villages situés le long de la côte étaient habités en majorité de pauvres pêcheurs dalits». (apic/misna/pr)

30 janvier 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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