Berne: Les Eglises protestantes de Suisse disent «oui» à la taxe incitative sur le CO2
Protéger le climat équivaut à protéger l’être humain
Berne, 4 février 2005 (Apic) Le Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) se prononce en faveur de l’introduction la plus rapide possible de la taxe incitative sur le CO2. «Protéger le climat équivaut à protéger l’être humain», affirme-t-elle dans sa réponse à la procédure de consultation.
Pour atteindre les buts de sa politique climatique, le Conseil fédéral a proposé en octobre 2004 quatre variantes d’application de la loi sur le CO2 dans le cadre d’une consultation. Entrée en vigueur le 1er mai 2000, cette loi fixe des objectifs impératifs pour la réduction des émissions de CO2, le principal gaz à effet de serre. La Suisse s’est engagée à réduire, d’ici à 2010, les rejets de CO2 de 10 % par rapport au niveau de 1990.
Dans sa réponse à la consultation, le Conseil de la FEPS se dit «très préoccupé par le retard apporté à des mesures énergiques et contraignantes de protection du climat». «Le changement climatique mondial influe en effet sur l’avenir de toute la création de Dieu, qu’elle soit humaine ou non», poursuit-elle. «L’atmosphère terrestre qui permet la vie est don de Dieu. Les décisions à prendre pour réduire les émissions de CO2 concernent finalement le devoir de diligence de l’être humain envers la création de Dieu, et sa responsabilité à l’égard des générations futures».
En conséquence, la FEPS se prononce en faveur de «l’introduction la plus rapide possible de la taxe incitative sur le CO2, conformément à la variante 1 proposée par le Conseil fédéral». Celle-ci est «la seule à appliquer réellement les dispositions de la loi sur le CO2 et correspond par sa méthode au devoir de diligence et de responsabilité envers les générations actuelles et futures». (apic/com/bb)




