Tentative de sauver l’unité brisée de la Communion anglicane
Grande-Bretagne: Importante rencontre des responsables anglicans
Londres, 21 février 2005 (Apic) Mgr Rowan Williams, archevêque de Canterbury, va tenter, lors d’une importante réunion de primats anglicans, le 21 février, en Irlande du Nord, de sauver l’unité de la Communion anglicane mondiale, menacée de schisme suite à la nomination de l’évêque homosexuel Gene Robinson à la tête du diocèse du New Hampshire.
Forte de 78 millions de personnes dans le monde, la communion anglicane est menacée de schisme depuis la nomination de l’évêque du New Hampshire, Gene Robinson, ouvertement homosexuel. 37 des 38 primats des différentes provinces de la communion anglicane, la troisième communauté de fidèles chrétiens au monde, présente dans 164 pays, se réunissent le 21 février en Irlande du Nord. Ils vont tenter de résoudre la grave brisure qui menace l’unité de la communion anglicane.
Les responsables religieux de la communion anglicane avertissent que la crise est la plus grave depuis la Réforme au 16e siècle, à la suite de quoi l’anglicanisme est né. Les anglicans conservateurs voient l’autorité de la tradition biblique «menacée par les valeurs séculières du monde moderne», tandis que les anglicans libéraux pensent que l’Eglise a manqué de «sensibilité et de tolérance» face à la communauté homosexuelle, très active en son sein.
L’Eglise épiscopalienne des Etats-Unis va-t-elle se retirer de la Communion anglicane?
Interrogés en prévision de la réunion du 21 février, certains évêques craignent que les deux parties aient des vues si tranchées qu’il soit impossible de trouver un compromis. Les conservateurs demandent que l’Eglise épiscopalienne (anglicane) américaine, ECUSA, se repente d’avoir élu évêque Gene Robinson et acceptent les propositions du rapport rédigé par une commission internationale de prélats. Rapport qui dresse des mesures pour résoudre dans le futur les dilemmes nés de la traditionnelle et historique autonomie des Eglises au sein de la communion anglicane et du manque de leadership qui en découle. Si ce n’est pas possible, le rapport prône le retrait de l’Eglise épiscopalienne américaine de la communion anglicane mondiale.
Les représentants de l’Eglise anglicane de Grande Bretagne, lors de leur synode général la semaine dernière à Londres, ont donné leur soutien au rapport, non sans inquiétude, bien que certaines branches de l’Eglise locale aient été plus critiques à son égard. Les évêques conservateurs, représentés en grand nombre par les évêques des pays en développement, qui s’opposent fermement à toute nomination d’évêques homosexuels, se sont réunis pour mettre au point leur stratégie commune avant la réunion du 21 février. (apic/bbcnews/vb)




