Population dans la rue pour exiger le départ d’une société française

Bolivie: La guerre de l’eau a débuté

La Paz, 2 mars 2005 (Apic) La guerre de l’eau a commencé du côté de La Paz, en Bolivie. Des manifestants exigent l’expulsion du pays d’une société française qui gère l’aqueduc local. Une augmentation vertigineuse du prix de l’eau est à l’origine du conflit.

Les citoyens d’El Alto, à quelques kilomètres de la capitale administrative de la Bolivie, La Paz, sont descendus mercredi dans les rues pour demander la rescision du contrat public avec la société Aguas d’Illimani, filiale de la société française Suez-Lyonnaise des Eaux.

Plusieurs fois au cours de ces derniers mois des centaines de milliers de personnes ont protesté contre la société privée, qui gère l’une des principales sources d’approvisionnement hydrique national et qui, ces derniers mois, selon les syndicats, a fait augmenter le prix de l’eau potable (la dernière augmentation de 23% en décembre), sans faire arriver l’eau dans les quartiers les plus périphériques et dégradés d’El Alto et de La Paz.

Le gouvernement, qui subit ces mois de fortes protestations sociales, écarte pour l’instant l’idée d’éloigner la société française et de rompre le contrat. L’exécutif se trouve encore une fois en position difficile, contraint de traiter avec la Aguas de Illimani, mais aussi de tenter la médiation avec les syndicats et les associations. Ces derniers menacent de faire grève et surtout de bloquer la seule route qui relie La Paz à El Alto, où se tient le plus grand marché à ciel ouvert du pays et où se trouve un aéroport international.

Les ministres du Travail, Audalia Zurita, et des OEuvres publiques, René Gómez, se sont dits prêts à traiter avec l’entreprise française, espérant ainsi éviter une nouvelle radicalisation de la protestation. (apic/misna/pr)

2 mars 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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