Les pèlerinages se font rares, les chrétiens sans travail émigrent

Bethléem: Le maire Hanna Nasser lance un appel à la communauté internationale

Bethléem, 21 mars 2005 (Apic) Le maire de Bethléem Hanna Nasser a lancé un nouvel appel à l’opinion publique internationale face à l’émigration des chrétiens qui désertent inéluctablement la cité qui a vu naître le Christ. La ville de Bethléem, étranglée par le «mur de sécurité», selon la version israélienne, ou «mur de l’apartheid» vu du côté palestinien, souffre avant tout du manque de travail causé par la crise des pèlerinages.

L’industrie touristique de Bethléem, explique le maire au quotidien palestinien al-Quds, continue à souffrir de la construction du mur de séparation israélien érigé entre Jérusalem et Bethléem et de la confiscation de terres palestiniennes appartenant aux habitants de la ville. L’annexion de fait par les Israéliens de la Tombe de Rachel et les difficultés de transit imposées aux pèlerins augmentent encore les difficultés de la ville sainte, affirme Hanna Nasser.

A Jérusalem, on vient de découvrir que deux édifices de la vieille ville, vendus par l’Eglise orthodoxe grecque à des investisseurs étrangers, ont été en fait acquis par des groupes nationalistes israéliens dans le but d’»hébraïser» les quartiers chrétiens de Jérusalem, révèle pour sa part l’agence catholique italienne AsiaNews.

Selon le quotidien israélien «Maariv», ces groupes ont utilisé le paravent d’investisseurs étrangers pour acheter, pour plusieurs millions de dollars, les deux hôtels «Imperial» et «Petra», situés près de la porte de Jaffa. (apic/asianews/be)

21 mars 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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